Togo : La Mission de l’OIF n’a pas fait le déplacement de Lomé

Lomé,Togo (PANA) - Les émissaires de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), n’ont pas fait le déplacement de Lomé prévu du 10 au 13 octobre, dans le cadre d’une mission de bons offices, suite à la crise sociopolitique que traverse le Togo à propos des réformes constitutionnelles et institutionnelles, a constaté la PANA, ce mercredi, dans la capitale.

Mardi, date prévue pour leur arrivée, il n'y a pas de traces de la mission conduite en principe par Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane, ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger, ancienne représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, chef de l'ONUCI.

Mercredi, ni le gouvernement, ni l’opposition n’ont informé sur la raison de cette absence à Lomé de la délégation de l’OIF.

Des sources diplomatiques contactées par la PANA, pas bavardes, indiquent que «les émissaires n’ont pas pris l’avion pour Lomé», sans autres commentaires.

Une autre source aux Affaires étrangères parle de «report in extremis» sans spécifier qui de l’OIF ou du gouvernement togolais a demandé le report et les raisons.

C’est la deuxième fois, rappelle-t-on, que cette mission est reportée, en l’espace de trois semaines.

Pourtant, mardi en fin de matinée, la coalition de l’opposition a déclaré, lors d’un point de presse pour éclairer les journalistes sur sa position par rapport à la mission de l’OIF, «nous n’allons pas rencontrer la délégation de l’OIF».

Elle précise : « nous n’avons rien contre l’OIF, mais nous ne souhaitons pas discuter avec son chef de délégation, Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane à cause du rôle qu'elle a joué lors de la crise de 2005 au Togo».

L’OIF, rappelle-t-on, avait l’ambition, à travers cette mission, «d'analyser le contexte sociopolitique global et identifier les secteurs pour lesquels l'action de la Francophonie pourraient être utile à cette étape» de la crise.

Depuis le 19 août, rappelle-t-on, un bras de fer oppose pouvoir et opposition sur la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles. L’opposition, à travers des manifestations, réclame le retour à la Constitution de 1992 alors que le pouvoir privilégie un référendum pour une issue à la crise.

-0- PANA FAA/IS 11oct2017

11 octobre 2017 15:30:15




xhtml CSS