Tenue à Kigali de la deuxième convention de la diaspora rwandaise

Kigali- Rwanda (PANA) -- Environ 300 ressortissants rwandais provenant d'une vingtaine de pays ont entamé mercredi à Kigali leur deuxième réunion autour du thème: "Rôle de la diaspora dans le développement socioéconomique du Rwanda".
Les participants à cette rencontre, co-organisée avec le gouvernement, viennent notamment d'Ouganda, de Tanzanie, du Burundi, du Kenya, d'Ethiopie, d'Erythrée, de Djibouti, d'Afrique du Sud, de Zambie, du Malawi, du Swaziland, du Mozambique, du Togo et du Bénin.
"Il y a également les représentants de la communauté rwandaise de Belgique, de France, d'Italie, de Suède, de Russie, du Canada et des Etats-Unis", a confié à la PANA le directeur de la diaspora au ministère des Affaires étrangères et la Coopération régionale.
A l'ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères, Charles Muligande, a déclaré que l'objectif principal de cette deuxième rencontre vise avant tout à amener les membres de la diaspora rwandaise à s'impliquer activement dans toutes les activités économiques de leur pays à travers les investissements dans différents secteurs-clés du développement.
"Nous devrions imiter le modèle des pays asiatiques qui ont adopté cette méthode de mobilisation des investissement à travers leur diaspora", a dit le Dr Muligande, citant l'exemple des Philippines et de l'Inde où le taux des investissements extérieurs dépasse de loin le budget national du fait de l'implication de leur diaspora.
Le Rwanda reste ouvert à tout investissement et l'Etat facilitera la tâche à quiconque voudra s'engager dans cette activité, a indiqué le ministre, ajoutant que le rôle de la diaspora devrait aussi se manifester dans des domaines visant à valoriser l'image et la culture du pays sur la scène internationale.
"Nous vous demandons d'être de vrais ambassadeurs de votre pays en faisant la promotion des produits vivriers et industriels importés du Rwanda", a-t-il dit, citant le café et le thé, deux produits qui connaissent un grand succès sur le marché régional et international.
De son côté, le président du Sénat, Vincent Biruta, a rappelé que lors des assises de la première convention de la diaspora, tenues en décembre 2001 à Kigali, les participants étaient convenus de suivre "le bon exemple de leurs dirigeants" en contribuant à la reconstruction nationale pour l'intérêt de tous et sans aucune discrimination.
"Un pas a été franchi dans la réalisation de cet objectif malgré quelques entraves posées par certains individus qui veulent ternir l'image du Rwanda à l'étranger (mais) notre pays est sorti de la transition et nous avons entamé une nouvelle phase de développement", a ajouté le Dr Biruta.
Il a exhorté les membres de la diaspora rwandaise à jeter un regard rétrospectif pour corriger et refaire ce qui aurait dû être réalisé jusqu'ici, mais qui n'a pu aboutir depuis la première rencontre, en 2001.
Interrogé par la PANA sur ce qu'il a ressenti en prenant part à la rencontre, Isibo Rutimirwa, qui vit en Tanzanie, s'est dit heureux de se retrouver à nouveau sur le sol natal.
"Il y a quinze ans, beaucoup parmi nous avaient été marginalisés et chassés de leur patrie.
Avant j'avais honte de me déclarer rwandais, mais aujourd'hui j'en suis fier", s'enthousiasme Rutimirwa, qui est issu de la famille royale.

28 décembre 2005 11:38:00




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