Table ronde pour améliorer la chaîne d’approvisionnement des antirétroviraux au Congo

Brazzaville, Congo (PANA) – Une table ronde sur les nouveaux mécanismes de gestion des médicaments antirétroviraux se tient depuis mercredi à Brazzaville, la capitale du Congo, après un constat sur la faiblesse de la chaîne de traitement antirétroviral qui entraîne la rupture des médicaments.

A l'initiative du gouvernement congolais, la table ronde réunit les acteurs nationaux impliqués dans la prescription, la distribution et la dispensation des antirétroviraux (ARV).

Les participants à cette rencontre devront s’accorder sur les modalités de certaines activités qui entourent la gestion des médicaments antirétroviraux.

"C’est pour renforcer les mesures permettant de lutter contre plusieurs facteurs indexés, à l’instar de l’évasion des produits et la maîtrise des files actives que s’ouvre cette table ronde", a indiqué le directeur général de la Santé, le Pr Alexis Élira Dockekias, soulignant que la fraude, la mauvaise gestion, la discrimination dans la dispensation apparaissaient comme des facteurs négatifs dans la prise en charge des patients.

Malgré l’estimation des besoins en médicaments antirétroviraux, en effet, le Congo connaît des ruptures de médicaments avec comme conséquence des interruptions de traitement.

La non maîtrise de la file active, ainsi que le désordre dans le circuit de distribution du médicament sont épinglés comme des obstacles essentiels dans la gestion des ARV.

Des déficiences ont été constatées dans l’organisation des équipes de prise en charge au sein des formations sanitaires avec une absence de coordination des activités liées au VIH.

À côté, s'ajoutent les difficultés d’application de la codification nationale des patients révisée en 2011 et mise en place pour le contrôle de la file active des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en respectant le principe de confidentialité.

Actuellement, le nombre de Personnes vivant avec le VIH prises en charge est de 21.621 adultes et adolescents de plus de 15 ans et 1.274 enfants.

Parmi eux, 16.086 adultes et 1.148 enfants ont bénéficié d’un traitement antirétroviral.

Plus de 10 milliards de FCFA sont déboursés chaque année dans le cadre de la gestion des PVVIH.

Des ruptures des ARV sont toutefois constatées avec le risque de voir échouer les objectifs globaux de "Zéro nouvelle contamination; zéro décès lié à l’infection à VIH".
-0- PANA MB/JSG/IBA 05dec2013

05 décembre 2013 12:01:48




xhtml CSS