Suisse: la RDC approuve un vaccin contre Ebola

Genève, Suisse (PANA) - Afin de contenir la dernière épidémie du virus Ebola en République Démocratique du Congo (RDC), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a apporté un appui technique à 145 volontaires de la Croix-rouge congolaise et personnels de santé communautaire pour faire passer des informations vitales aux populations locales dans les localités éloignées frontalières avec la Centrafrique.

"Travailler en étroite collaboration avec les personnels de santé et les communauté était le meilleur moyen d'informer le public rapidement sur les mesures de protection contre Ebola et prévenir la propagation de la maladie", a déclaré Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF lors d'une réunion d'information à Genève, selon un communiqué des Nations unies.

Sous la coordination des autorités sanitaires nationales et en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'UNICEF a formé les volontaires sur la chloration de l'eau et la désinfection des maisons pour éviter la propagation de la maladie, ainsi que sur l'importance du lavage des mains et la manière d'adapter les pratiques d'inhumation locales pour réduire les risques de contamination.

Pour encourager les populations à se rendre dans leurs centres de santé locaux en cas de maladie durant l'épidémie, le gouvernement de RDC a décidé de rendre gratuits les services de santé dans la zone contaminée de Likati.

En outre, un vol financé par l'Union européenne a aidé l'UNICEF à envoyer du matériel et des médicaments aux structures sanitaires dans la région de Likati.

"C'est une région très difficile d'accès et les équipes ne pouvaient y accéder qu'à moto ou à pied. Ce qui a limité la propagation de la maladie mais a également compliqué l'acheminement des équipements médicaux", a expliqué M. Boulierac.

"A la date du 29 mai, 19 cas d'Ebola avaient été recensés dont deux confirmés par des laboratoires, quatre probables et treize présumés", a révélé le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier. "Sur ces 19 cas, il y a eu quatre décès, sur lesquels seulement un a été confirmé par un laboratoire et un probable", a-t-il poursuivi.

Il a également indiqué que dans le même temps il y avait encore 294 contacts sous suivi et autant de cas écartés, ce qui nécessitait d'envisager plusieurs options.

"Plusieurs maladies peuvent être responsables, comme l'hépatite B, l'hépatite C, l'hépatite E, la fièvre jaune, la shigellose, la typhoïde, la dengue et la salmonellose. Des cas individuels dans les différents villages peuvent avoir des agents pathogènes différents", a-t-il expliqué.

Interrogé sur la vaccination, M. Lindmeier a déclaré que le protocole pour une éventuelle vaccination en anneau a été officiellement approuvé par les autorités nationales de régulation et le gouvernement de la RDC avec Médecins sans Frontières (MSF) et l'appui de l'OMS.

Il a ajouté que d'autres partenaires travaillent à l'utilisation d'un vaccin expérimental à déployer dès que possible, en cas de besoin.

Le déploiement international de vaccins et leur expédition sous chaîne de froid en RDC n'ont pas été recommandés à ce stade puisqu'il n'y a que deux cas confirmés d'Ebola et qu'aucun nouveau cas n'a été dépisté depuis un moment, a-t-il souligné.

"Il n'y a pas de facteur de déclenchement automatique de la vaccination en anneau mais dès qu'un nouveau cas sera recensé, nous l'envisagerons sérieusement", a-t-il ajouté.
-0- PANA MA/FJG/TBM/IBA 31mai2017

31 mai 2017 10:59:50




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