Suisse : Le Directeur général de l'OMS rappelle au monde que «tout le monde compte» dans la guerre contre le VIH/SIDA

Genève, Suisse (PANA) - Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé, vendredi, que tout le monde compte dans la lutte pour éliminer la redoutable maladie du sida.

Dans un communiqué rendu public à Genève sur la Journée mondiale du sida qui tombe vendredi, il a déclaré : "Nous sommes ici pour vous rappeler que tout le monde compte!".

Il a déclaré : «Tout le monde compte si nous voulons atteindre la couverture sanitaire universelle et tout le monde doit compter si nous voulons éliminer le sida et l'hépatite virale en tant que menaces pour la santé publique. Les services de santé doivent être adaptés pour répondre aux besoins des populations les plus exposées et touchées, notamment en appliquant une politique de «tolérance zéro» à la stigmatisation et à la discrimination dans tous les services de santé, et en associant pleinement les communautés en tant que partenaires égaux et essentiels dans la réponse".

Selon le Dr Tedros, cela signifie également que l'acceptabilité et la qualité des services doivent être élevées, en veillant à ce que les personnes soient retenues et obtiennent les meilleurs résultats possibles en matière de prévention et de traitement.

Il a souligné que la couverture sanitaire universelle signifie que toutes les personnes ont accès aux services dont elles ont besoin, d'où qu'elles viennent, sans subir de difficultés financières.

La région Afrique de l'Est et Afrique australe (ESA) est restée l'épicentre des nouvelles infections à VIH, avec des taux élevés de grossesses non désirées et des millions de femmes exposées à la violence sexuelle et sexiste.

Les personnes à risque et vivant avec le VIH ont généralement de multiples besoins de santé, qui vont bien au-delà de la nécessité d'avoir accès à des préservatifs, à des aiguilles stériles ou à une thérapie antirétrovirale, a déclaré le Dr Tedros.

Il a souligné qu'une réponse efficace au VIH englobe des soins intégrés centrés sur les personnes, dans lesquels les besoins de santé complets des individus et des communautés sont traités, et pas seulement ceux liés au VIH.

«Les pays nous montrent comment les interventions et les services VIH sont intégrés dans des programmes de santé plus larges, comment ils sont efficacement liés à d'autres services, tels que ceux pour la tuberculose, l'hépatite virale, la santé sexuelle et reproductive, les maladies non transmissibles et les toxicomanies. Ce faisant, les systèmes de santé sont renforcés et les personnes vivant avec le VIH atteignent leur plein potentiel de santé".

Le Dr Tedros a mis en garde qu'il ne suffit pas de fournir les bons services de santé à ceux qui en ont besoin. "Si nous voulons atteindre l'équité, atteindre la couverture sanitaire universelle et garantir le droit à la santé pour tous, nous devons travailler au-delà du système de santé".

Il a déclaré que l'environnement politique et social plus large continue de jouer un rôle crucial dans la formation des épidémies de VIH et de faciliter ou d'entraver des réponses efficaces.

"Le principe de "tout le monde compte" doit être ancré dans les politiques, les lois et les pratiques qui couvrent tous les secteurs pertinents, en adoptant une approche pan-gouvernementale".

Il a noté que depuis le tout début de l'épidémie, la riposte au VIH a été centrée sur les droits de l'homme, l'équité et les communautés, les bases mêmes sur lesquelles la couverture sanitaire universelle a été construite.

Le patron de l'OMS a déclaré que l'épidémie de VIH a évolué au fil des ans, que ce sont les communautés et les individus les plus vulnérables et les plus marginalisés qui ont été touchés de manière disproportionnée.

Dès les années 1980, les populations les plus à risque et les personnes vivant avec le VIH soutenaient que les communautés devaient être au centre de toute intervention si l'on voulait surmonter la menace du VIH.

Bientôt, il est devenu évident que l'implication significative de ces communautés n'était pas seulement un impératif moral, mais constituait aussi une bonne pratique de santé publique ; les mesures de santé publique pourraient atteindre les populations et les lieux les plus touchés, améliorer l'utilisation et l'efficacité des services, assurer une couverture équitable et avoir un impact plus important et plus durable, a déclaré le Dr Tedros.

Il a ajouté que la riposte au VIH a joué un rôle crucial dans la transformation de la santé publique et qu'elle a, à son tour, influencé la définition du programme de couverture sanitaire universelle.

"Nous avons beaucoup accompli au cours des 30 dernières années. Aujourd'hui, 21 millions de personnes reçoivent une thérapie antirétrovirale qui leur permet de mener une vie pleine et productive. Chaque jour, moins de personnes contractent le VIH et moins de personnes meurent. Mais ces réussites masquent les nombreuses disparités et les défis qui persistent», a déclaré le Dr Tedros.
-0- PANA MA/MTA/IS 01déc2017

01 Dezembro 2017 16:26:46




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