Suisse : L'égalité hommes-femmes doit être au coeur de la "Santé pour Tous" - Directeur OMS

Genève, Suisse (PANA) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à un monde où chaque femme et fille a accès à des soins de santé de qualité et à moindre coût.

Dans un communiqué pour marquer la Journée internationale des femmes, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesusa a souhaité un monde dans lequel les femmes et les filles peuvent exercer librement leurs droits à la Santé sexuelle et de la reproduction, un monde où toutes les femmes et les filles seront traitées et respectées comme des égales.

Le thème de la Journée Internationale des femmes de cette année est "L'heure est venue: les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes".

Le patron de l'OMS a déclaré que c'était une bonne journée pour chacun pour s'exprimer sur l'égalité entre les hommes et les femmes et les droits des femmes.

"Au niveau de l'Organisation mondiale de la santé, nous parlons pour le droit des femmes et des filles à la santé. Quand les femmes et les filles peuvent rester à l'école plus longtemps, planifier ou prévenir des grossesses et avoir accès aux services de santé sans discrimination, elles peuvent améliorer leurs opportunités économiques et finalement transformer leur avenir", a déclaré le Dr. Tedros.

Il a cependant souligné que la communauté internationale devait faire plus que parler - et agir.

Le Dr. Tedros a estimé que rien ne pourrait plus aider les femmes et les filles que s'assurer que chacune, partout, puisse bénéficier de services de santé de qualité là où elles en ont besoin, sans crainte de s'appauvrir en usant de ces services.

Aujourd'hui, a-t-il noté, au moins la moitié de la population mondiale n'a pas accès à des services de santé essentiels - comme le suivi prénatal pendant la grossesse ou les vaccinations pour prévenir le tétanos maternel et néo-natal ou le HPV - car ils ne sont pas disponibles ou trop chers. Un nombre disproportionné de ces personnes sont des femmes et des filles.

Près de 100 millions de personnes sont également plongées dans une pauvreté extrême - et vivent avec moins de 1,90 dollar par jour - parce qu'elles doivent payer les services de santé de leur propre poche.

"C'est inacceptable. Une femme ne devrait pas avoir à choisir entre le fait d'envoyer son enfant à l'école, d'acheter à manger ou de payer pour une visite médicale", a soutenu le Dr. Tedros.

"La couverture médicale pour tous - principale priorité de l'OMS - veut dire que les programmes de santé destinés aux femmes et aux adolescentes doivent inclure des services pour promouvoir la santé et prévenir et traiter les maladies. Exclure l'accès à la contraception des programmes de santé limite ainsi la capacité des femmes et des adolescentes à planifier ou prévenir des grossesses. Ce n'est pas de la santé pour tous. C'est de la discrimination et cela entretient l'inégalité entre hommes et femmes.

Le Dr. Tedros a estimé que l'égalité est essentiel pour atteindre la couverture médicale pour tous. "Toutes les femmes et les filles - riches ou pauvres, urbaines ou rurales, instruites ou illettrées - doivent avoir un accès équitable aux soins de santé. Mais dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, la proportion des accouchements réalisés par du personnel médical qualifié diffère de 80% entre les plus riches et les plus pauvres des femmes. La présence de personnel médical qualifié durant l'accouchement est essentiel pour prévenir la mortalité maternelle et des nouveau-nés".

Ces accoucheuses qualifiées et le personnel médical largement féminin doivent pouvoir participer aux prises de décision, avoir accès à des emplois formels, gagner des salaires décents et travailler dans des endroits où ils ne subissent pas de violences physiques et sexuelles.

Le Dr. Tedros a indiqué qu'il travaille également à s'assurer que l'on passe de la parole aux actes concernant la place des femmes dans le secteur médical.

Il a souligné qu'aujourd'hui, plus de 60% des postes de responsabilité à l'OMS sont occupés par des femmes et qu'il travaille à ce que ses bureaux régionaux et de pays suivent cet exemple. "Nous ne pouvons pas promouvoir la couverture médicale pour tous si toutes les voix ne se font pas entendre - et aujourd'hui je me réjouis de voir des visages féminins du monde entier qui partagent leurs idées sur le changement".

"Nous savons qu'avec la couverture médicale pour tous, la pauvreté sera réduite, des emplois seront créés, les économies vont se développer et les communautés seront protégées contre les épidémies. Mais nous savons également que les opportunités économiques des femmes vont augmenter et que la santé et le développement de leurs enfants vont suivre", a-t-il conclu.
-0- PANA MA/FJG/IS/IBA 08mars2018

08 مارس 2018 15:19:56




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