Six jeunes Français à Ouéguédo pour un projet de reboisement

Bordeaux- France (PANA) -- Six jeunes étudiants français sont partis samedi pour Ouéguédo, au Burkina Faso, dans le cadre d'un projet de reboisement que conduit leur association, SOLIFASO (Solidarité avec le Burkina Faso), composée de trente membres actifs.
Pendant près d'un mois, du 4 août au 2 septembre, ces trois filles et trois garçons âgés entre 20 et 25 ans, vont s'atteler à planter environ 2.
000 arbres sur un hectare, dans une plantation qui s'étend sur 1.
800 mètres carrés.
Ils accordent beaucoup d'importance au "néré" pour ses vertus en matière de restauration du sol et ses fruits riches en protéines.
Ils en planteront environ 200, contre 400 eucalyptus, 1.
400 prosopis (servant de haie défensive pour empêcher les troupeaux de pénétrer dans les champs) et 100 manguiers.
"Le manguier est un lieu de convivialité.
De plus, son bois est utile ainsi que ses fruits", explique SOLIFASO qui a été créée en 1999 suite à de nombreux constats faits à l'issue des voyages effectués au Bukina Faso par les autorités municipales de Rivière (petite ville de 600 habitants près de Tours, au nord de Bordeaux), dans le cadre d'un jumelage avec la ville burkinabé de Ouéguédo.
"Le Sahel ne cesse de progresser dans ce pays, impliquant la disparition de la végétation.
Or la population utilise du bois toute l'année (pour construire leurs cases, leurs greniers et pour la cuisson de la nourriture), ainsi que les feuilles de certains arbres pour la médecine ou la nourriture des animaux", a indiqué à la PANA Sandrine Lambert, 21 ans, membre de SOLIFASO et de l'expédition.
"Notre projet de reboisement vise à aider les Burkinabé à pallier cette situation", a-t-elle précisé, soulignant que ledit projet, qui a commencé en l'an 2000, est censé s'achever en 2002.
Si l'association dit être autonome sur le plan financier, elle bénéficie en revanche de l'assistance technique des cadres des Eaux et Forêts de Tenkodogo, près de Ouéguédo.
Un pépiniériste local s'occupe de l'entretien, tandis qu'un puits a été construit à proximité de la plantation pour favoriser l'arrosage.
"Zems taaba" (bonne entente), une association créée par les villageois, joue un rôle décisif dans ce sens.
Elle travaille en collaboration avec SOLIFASO et se propose de l'aider financièrement grâce aux sommes récoltées lors de ses manifestations culturelles.
D'après Sandrine Lambert, tout le budget de l'expédition, soit plus de 12.
000 FF (1.
200.
000 F CFA), -en dehors des billets d'avion- provient également des manifestations organisées par SOLIFASO à Chinon (40 km de Tours) où elle est basée, et ailleurs.
Les uns et les autres se disent fiers de leurs activités associatives, car au-delà de la lutte contre la déforestation et leur détermination à participer à la protection de l'environnement, elles leur permettent de développer des rencontres interculturelles entre jeunes Burkinabé et Français.
Les jeunes de SOLIFASO, pour la plupart des étudiants, ont désormais pour terrain d'étude le Burkina Faso, grâce à cette fructueuse coopération.

05 Agosto 2001 12:22:00




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