Sierra-Leone : la Natcom traduit 4 journalistes en justice pour sédition et diffamation

Freetown, Sierra Leone (PANA) - Trois journalistes ont comparu devant une Cour ce vendredi à Freetown après avoir été accusés de sédition et de diffamation criminelle par la commission nationale des télécommunication de la Sierra Leone (NATCOM).

L'éditeur en chef du journal '' New Age'', Ibrahim Samura, et son éditeur-consultant, Thomas Dixon, ont été tous deux l'objet de quatre chefs d'accusation de sédition et de diffamation criminelle.

Dixon est également poursuivi en tant qu'éditeur du journal "Salon times" de dix chefs d'accusation de sédition et de diffamation criminelle. Le propriétaire du Journal"Salon Times'', Donald Theo Harding, a également comparu devant la justice.

Les journalistes sont accusés d'incitation à la marche et à la protestation publiques à la suite d'une décision prise par la commission nationale des télécommunications d'augmenter les prix des unités mobiles.

Les journalistes accusés ont refusé de faire des commentaires par rapport à leur comparution devant la justice mais leurs collègues projetaient de marcher devant leur lieu de comparution pour exprimer leur solidarité.

En Sierra-Leone, tous les journalistes reconnus coupables de sédition et de diffamation criminelle sont passibles d'une peine d'emprisonnement. L'association des journalistes sierra- léonais a entrepris dans le passé beaucoup d'initiatives pour exhorter les gouvernements à abroger la loi sur la diffamation criminelle pour la remplacer par une loi civile.

C'est monnaie courante en Sierra-Leone de voir des journalistes mis sous les verrous sur la base d'accusations de diffamation, cependant, au cours de cette dernière décennie, aucun journaliste n'a été emprisonné pour diffamation ou sédition, puisque la plupart des cas ont été finalement résolus à l'amiable, loin des tribunaux.
-0- PANA MJN/VAO/BAD/BEH/SOC 22sept2017

22 septembre 2017 19:46:53




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