Satisfaction et fierté après la création de l'Autorité de l'Union

Syrte- Libye (PANA) -- La transformation, par la 13ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA), vendredi matin à Syrte, dans le centre de le Libye, de la Commission en une "Autorité", a suscité des réactions de satisfaction et un grand espoir quant à l'avenir du processus unioniste africain, à la capacité des Africains de relever les défis et à la réalisation de l'intégration sur la voie de l'édification des Etats unis d'Afrique.
Dans ce cadre, la PANA a recueilli auprès des ministres, chefs de délégation et journalistes participant à ce sommet leurs points de vue qui ont reflété une unanimité à l'égard de l'importance de cette évolution enregistrée par l'Afrique sur le chemin de la création d'un grand espace uni, fort et cohérent au sein des autres blocs qui forment actuellement le monde.
Ainsi, pour le ministre béninois des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Jean-Marie Ehouzou, la création de l'Autorité de l'Union est un acte extraordinaire bien qu'elle ait été créée dans des circonstances difficiles, rappelant à cet effet que l'Union européenne a été elle aussi conçue à l'issue de longues et difficiles réunions, affirmant qu'il s'agit d'un processus de longue haleine.
Pour le chef de la diplomatie béninoise, le plus important est d'avoir obtenu l'adhésion de tout le monde, étant donné que toutes les délégations ont participé aux débats, ce qui dénote de l'importance accordée à la question et que l'essentiel est d'être parvenu à trouver la solution adéquate et d'avoir atteint l'objectif fixé avec la création aujourd'hui de l'Autorité de l'Union africaine.
Il a indiqué, à ce propos, que la réalisation cette aspiration des populations africaines vers l'intégration démontre que les gouvernants sont en phase avec ce dessein et qu'ils ont œuvré pour une intégration solide, renforcée et continue pour que l'Afrique émerge, sorte de sa léthargie et devienne plus crédible au sein de la communauté internationale.
"Tel est le message à comprendre à travers l'adoption ce vendredi de l'Autorité de l'Union dans cet endroit historique et symbole du processus d'unification du continent d'abord le 9-9-99 lors de la proclamation de l'Union africaine et aujourd'hui avec la création de l'Autorité", a affirmé M.
Ehouzou qui a indiqué qu'il ne s'agit pas d'un hasard mais grâce au leadership du guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'UA.
Le responsable béninois a, à cette occasion, rendu hommage au leader libyen qu'il a qualifié de «visionnaire des temps modernes» et panafricaniste convaincu, affirmant que l'Afrique lui doit grande reconnaissance et grande gratitude pour avoir milité pour l'unification, la dignité et la prospérité du continent africain.
Pour sa part, M.
Mandekor Djimadoun du Département des affaires économique à la Commission de l'UA, a salué "ce pas important" qui va accélérer le processus d'intégration africaine et surtout la concrétisation d'un certain nombre de projets qui tardaient à voir le jour, affirmant qu'il s'agit d'une étape décisive vers la formation du gouvernement fédéral africain qui signifie davantage d'intégration et de complémentarité entre pays africains.
Il a salué aussi le consensus autour de l'Autorité qui l'a dotera d'une plus grande légitimité et d'une force plus contraignante des décisions qu'elle prendra, affirmant que cela témoigne de la prise de conscience des chefs d'Etat et de gouvernement africains de la nécessité de s'unir pour doter le continent d'un instrument lui permettant de recouvrer sa place sur l'échiquier mondial.
De son côté, le journaliste tchadien Zoutane Daba Martin a loué cette décision «historique» qu'il a qualifié de grand pas vers les Etats unis d'Afrique et affirmé que cette décision servira de motif d'encouragement pour les dirigeants africain afin d'aller de l'avant vers davantage d'intégration.
Il a précisé que ce nouvel instrument permettra à l'Afrique d'agir pour contrer les influences occidentales sur le plan économique et politique et constitue la première pierre vers la création d'un grand bloc unique pour faire du continent un acteur actif dans ce monde et non pas un spectateur qui subit.
Quant au ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Badara Macalou, il s'est félicité de la création de la nouvelle Autorité de l'Union qui traduit la volonté des dirigeants africains de promouvoir la complémentarité entre leurs pays afin de mieux exploiter les énormes ressources naturelles dont regorge le continent au profit de ses populations.
Pour le journalise congolais Pierre-Ange Félixe, la transformation de la Commission en une autorité est un motif de satisfaction et de fierté des africains dans un monde globalisant où seuls les grands ensembles émergents et arrivent à atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés et salué le guide Kadhafi dont l'accession à la présidence de l'UA a insufflé un nouveau rythme à l'UA et lui a permis d'évoluer vers davantage d'intégration entre pays membres sur la voie de la création d'une monnaie unique, d'une seule identité, d'un seul passeport et de l'élimination des barrières et la suppression des frontières entre les pays africains.
Pour le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, le passage de la Commission à l'Autorité avec notamment la mise en place de secrétariats chargés de la coordination et de la mise en œuvre de la politique extérieure du continent, de la coordination de la Défense commune de l'Afrique et de la coordination en matière de commerce et de coopération internationale? sont des pas très positifs et qui nous permettront d'avancer dans le domaine de l'intégration économique, politique et sociale du continent.

03 juillet 2009 15:40:00




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