Rien ne confirme l'usage d'hélicoptère au Darfour, selon l'UA

Nairobi- Kenya (PANA) -- La mission de contrôle du cessez-le-feu au Darfour, conduite par l'Union africaine (UA), a confirmé qu'aucun hélicoptère de combat n'a été utilisé dans les violences récentes survenues dans la région, où la situation est explosive, mais a mis en garde contre toute attaque contre les civils.
Le général Martin Luther Agwai, président de la Commission sur le cessez-le-feu (CFC), a dit, dans un communiqué rendu public dimanche, que rien ne confirmait que les assaillants du village de Muhajeria, au Darfour, avaient utilisés un hélicopètre de combat durant les attaques, qui se sont déroulées les 7 et 8 octobre.
"L'utilisation d'un hélicoptère de combat n'a pas pu être confirmée par une source indépendante.
Le président de la CFC réitère sa condamnation de l'attaque contre des civils innocents", note le communiqué.
Il a décrit l'attaque comme une violation flagrante au droit international et a demandé à toutes les parties d'éviter la violence pendant que les efforts pour régler la crise au Darfour se poursuivent.
Cette information survient quelques jours après que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a dit que l'UA était prête à se redéployer dans le camp de Haskinita, où les attaques commises par un groupe rebelle inconnu ont coûté la vie à 10 soldats de la force de maintien de la paix.
M.
Ban a également promis que des mesures seraient prises contre les fossoyeurs de la paix et réaffirmé que la force hybride UA/ONU qui sera déployée dans le courant de cette année au Darfour serait "suffisamment robuste pour se protéger contre les fossoyeurs de la paix et protéger les civils".
L'ONU prévoit de déployer un contingent de 26.
000 soldats, le plus important au monde, pour protéger les civils au Darfour.
La force va intégrer les 7.
000 hommes de la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS).
"L'attaque contre la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS) fait suite à une série d'incidents violents à Haskanita, dont des bombardements aériens impliquant des hélicoptères de combat du gouvernement et des affrontements militaires sur le terrain entre le gouvernement et les forces rebelles", selon un rapport du Secrétariat général de l'ONU.
Le rapport indique que l'ONU s'employait à confirmer le degré d'implication du gouvernement dans les attaques et autres affrontements survenus les 10 et 11 septembre.
L'ONU enquête aussi sur des informations selon lesquelles, des combats violents ont éclaté entre le gouvernement et les forces rebelles au Darfour.

15 octobre 2007 15:14:00




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