Révision du mécanisme de stabilisation des prix agricoles

Abomey Calavi- Bénin (PANA) -- Une trentaine de cadres et de spécialistes du secteur de l'agriculture ont entamé mercredi à Abomey-Calavi (environ 18 km de Cotonou) un atelier sur l'actualisation des règles de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles.
Deux jours durant, les participants à cet atelier, organisé par le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP), réfléchiront sur le nouveau mécanisme de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles et notamment celui du coton.
Pour pallier l'insuffisance née des mutations engendrées par le libéralisme économique et qui ont rendu les règles de stabilisation et de soutien des prix inadaptées au nouveau contexte, l'Office national de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles (ONS) a commandé une étude d'actualisation dont les résultats sont soumis à l'appréciation des participants.
Selon le directeur de l'ONS, M.
Félix Egounléti, il s'agira à terme de "doter l'Etat d'un ensemble de mesures efficaces pour sauvegarder l'équilibre global des filières agricoles".
Les participants à l'atelier mettront l'accent sur l'indexation du prix au producteur aux cours mondiaux du coton fibre, la prise en compte de l'équilibre global de chaque filière, la réhabilitation de la plus-value, le plafonnement des réserves, ainsi que sur les modalités de constitution et de gestion des réserves de stabilisation.
Après la phase de la réhabilitation de la filière coton dans les années 80, de nouvelles règles de stabilisation et de soutien des prix des produits ont été conçues et mises en oeuvre (en ce qui concerne le coton) par le Fonds de stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles, devenu ONS en 1996 à cause des mutations en cours au sein de la filière.
"Ce mécanisme, qui a fait ses preuves, a été conçu et mis en oeuvre dans un contexte donné: celui où l'Etat, à travers la SONAPRA, avait le monopole au sein de la filière pour l'exercice de certaines activités", a expliqué M.
Salley Moumouni, conseiller technique à l'Agriculture et à l'Alimentation du MAEP.
On rappelle que le Bénin a pendant longtemps compté sur le palmier à huile comme unique produit agricole à l'exportation.
Il en a tiré les meilleures ressources au moment où les cours et les conditions d'exportation de ce produit étaient meilleurs.
En l'absence de modalités et de règles de soutien préalablement admises par tous les acteurs de cette filière et face à la chute non maîtrisable de ses cours et conditions d'exportation, il n'y a pas eu jusqu'à récemment d'autre choix que l'abandon progressif de cette filière, signale-t-on.

23 Janeiro 2002 21:29:00




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