Ouagadougou- Burkina Faso (PANA) -- Le chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, a exhorté, mardi soir à Ouagadougou, les protagonistes de la crise ivoirienne "à ne plus raisonner en terme de date, mais en terme de masse de travail qui reste à faire" (pour la tenue de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire), expliquant qu'il faudra d'abord corriger les irrégularités de la liste provisoire, avant de sortir une liste définitive et d'aller aux élections.
S'adressant à des journalistes qui l'interpellaient sur l'échéance de la future élection présidentielle dans son pays à son arrivée dans la capitale burkinabé où il doit prendre part, jeudi, à une réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) sur la crise ivoirienne, le président Gbagbo a précisé que quelque 1,33 million d'électeurs ont un contentieux au niveau des listes de la Commission électorale indépendante (CEI).
"Ma propre mère n'a pas son nom sur les listes provisoires.
Il y a même l'épouse d'un candidat qui ne retrouve pas également son nom", a-t-il ajouté avec humour, assurant néanmoins "ne pas être inquiet parce que le stade que nous avons atteint, nous ne l'avions jamais atteint auparavant".
Le Cadre permanent de concertation est un instrument prévu dans les Accords politiques de Ouagadougou (APO) élaborés sous le parrainage du président Blaise Compaoré du Burkina Faso, pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise dans laquelle elle est plongée depuis 2002.
Il réunit régulièrement autour du facilitateur Blaise Compaoré, le patron des Forces nouvelles, Guillaume Soro, également Premier ministre ivoirien, le président Laurent Gbagbo et les responsables des principaux partis de l'opposition, notamment l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Dramane Ouattara.
Durant son séjour dans la capitale burkinabé, M.
Gbagbo va également assister au 1er colloque africain sur le travail décent.