Réunion en Tanzanie sur la gestion du VIH/SIDA

Dar es-Salaam, Tanzanie (PANA) - Une personne infectée par le VIH qui commence un traitement antirétroviral précoce peut réduire le risque de transmission du virus jusqu'à 96 pour cent, a déclaré mercredi en Tanzanie un directeur du Programme VIH aux États-Unis, Paul Sax, lors d'une réunion de médecins impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Le Dr Sax, en service à la Division des maladies infectieuses à l'Hôpital Brigham et à l'hôpital des femmes (Women's Hospital), à Boston, dans le Massachusetts, a souligné les progrès importants réalisés dans la lutte contre le VIH/SIDA et a affirmé que le taux de suppression d'une thérapie aux médicaments antirétroviraux (ART) est passé de 37 pour cent en 1996 à 87 pour cent en 2010.

« Cette amélioration a été rendue possible grâce aux progrès dans les médicaments qui comportent l'introduction de nouveaux médicaments antirétroviraux moins toxiques et les options de traitement améliorées", a-t-il affirmé, avant d'ajouter qu'une enquête réalisée en 2011 avait révélé qu'une personne infectée par le VIH qui commence un traitement précoce réduit le risque de transmission d'un maximum de 96 pour cent.

Les intervenants à la conférence d'une journée, organisée par le Plan d'urgence du président américain contre le Sida (PEPFAR), a convenu qu'une intervention précoce peut avoir un impact énorme dans la lutte contre la maladie, mais la disponibilité des ressources financières et humaines pour la mise en œuvre doit être abordée dans le débat sur quand initier un traitement et la combinaison de médicaments à utiliser.

Le Dr. Patrick R. Swai, grand spécialiste du Programme de gestion du VIH en Tanzanie, a salué le partenariat entre le PEPFAR et la Tanzanie dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Le PEPFAR travaille avec le ministère de la Santé et du Bien-Être social et le Fonds mondial pour fournir des traitements aux ART pour sauver la vie à plus de 300.000 hommes, femmes et enfants et pour offrir des soins et un soutien à plus de 1,2 million de personnes dont plus de 360.000 orphelins et enfants vulnérables.

La réunion a été initiée pour examiner les nouveautés dans deux des questions majeures dans les ART.

Bien que n'étant pas un remède contre le VIH/SIDA , l'ART est un traitement qui selon les experts peut augmenter l'espérance de vie et réduire les infections opportunistes.

De récentes études ont également montré que le traitement antirétroviral réduit le risque de transmission du virus et contribue à la prévention.

-0- PANA AR/VAO/ASA/AAS/SOC 22août2012

22 août 2012 21:19:35




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