Reprise des discussions sur le Darfour mercredi à N'Djamena

Khartoum- Soudan (PANA) -- Les discussions de paix entre le gouvernement soudanais et les groupes rebelles dans la région du Darfour reprennent mercredi à N'Djamena, au Tchad voisin.
Dans un communiqué de presse rendu public lundi, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mustafa Osman Ismail, a indiqué que Khartoum était prête à prendre part au prochain round de négociations à dans la capitale tchadienne et que le gouvernement maintiendrait la même délégation qui a participé au premier round.
Lors de ce précédent round de négociation, toujours à N'Djamena, le Mouvement pour la libération du Soudan (MLS) et le Mouvement pour l'égalité et la justice (MEJ), les deux groupes rebelles, ont convenu d'un cessez-le-feu de 45 jours avec le gouvernement pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire.
Toutes les parties au conflit ont promis d'assurer un passage sûr pour l'aide humanitaire dans le Darfour.
Elles ont aussi accepté de libérer les prisonniers de guerre et le gouvernement s'est engagé à désarmer les milices 'Janjaweed' accusées d'être à l'origine de la plupart des violences dans la région.
Les rebelles doivent confirmer leur participation à ce deuxième round, après avoir menacé le 15 avril dernier de le boycotter accusant Khartoum d'avoir violé la trêve signée entre eux, à peine quatre jours après son entrée en vigueur.
Les combats dans cette région ont jusqu'ici fait au moins 10.
000 morts, plus de 670.
000 personnes déplacées dont bon nombre ont fui vers le Tchad pour échapper aux raids aériens du gouvernement de Khartoum et aux attaques des milices pro-gouvernementales.
Les Nations unies, les Etats-Unis, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA) avaient tous salué l'accord de cessez- le-feu tout, en insistant sur sa mise en oeuvre totale.
MLS et MEJ ont lancé en 2003 une révolte dans le Darfour, accusant le gouvernement soudanais de négliger la zone et d'armer les milices arabes pour piller et incendier les villages peuplés de Noirs Africains, une accusation niée par Khartoum.
Les Nations unies et les ONG ont accusé les milices arabes 'Janjaweed' alliées aux troupes gouvernementales de pratiquer un "nettoyage ethnique" et d'autres atrocités contre les civils dans le Darfour.

20 avril 2004 15:10:00




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