Rencontre régionale au Sénégal sur le secteur de l’électricité de la CEDEAO

Dakar, Sénégal (PANA) – Le ministre sénégalais de l’Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a présidé ce mercredi à Dakar la cérémonie d’ouverture de la  réunion des experts du secteur de l’électricité de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC).

Dans le souci d’entamer un processus d’intégration sous-régionale en matière d’électricité entre les pays membre de la CEDEAO, cette rencontre est conduite avec détermination par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour un bon fonctionnement du marché régional de l’électricité.

Selon M. Ndiaye, la réunion de l’ARREC vise à discuter et convenir des modalités de détermination et de paiement de la redevance nécessaire en électricité pour assurer son fonctionnement et la mise en œuvre de ses activités.

’’L’intégration régionale n’est pas aujourd’hui une option mais une nécessité vitale. Nous avons besoin d’échanger en électricité entre pays et cette interconnexion a pour avantages de donner à plusieurs pays et opérateurs un  plus vaste marché en électricité, ensuite partager nos productions en électricité et régler aussi les problèmes de délestage dans la sous-région’’, a-t-il souligné.

Cette réunion a pour objectif de partager les résultats des études et des simulations effectuées avec les différents acteurs pour définir le niveau de redevance requis en matière d’électricité et de valider les instruments juridiques qui en découlent afin de les soumettre pour adoption au Conseil de ministres de la CEDEAO.

Dans la même perspective, le président de l’ARREC, El Hadj Ibrahima Thiam, explique que l’Afrique de l’Ouest surtout l’Afrique saharienne est la région qui a plus de déficit en matière d’accès à l’électricité et des unités de production très chère.

Pour lui, la sous-région dispose des ressources qui sont mal exploitées en matière d’électricité.

’’C’est dans cette perspective que l’ARREC a été créée pour permettre aux différents chefs d’Etat de la CEDEAO de mettre en commun leurs ressources d’exploitation disponibles en électricité et avoir un marché régional en électricité afin de régler aussi le problème du coût de l’électricité et de mettre en valeur la productivité la moins chère dans la sous-région’’, a-t-il précisé.

L’ARREC a été créée en 2008 et a pour mission d’assurer la régulation des échanges transfrontaliers d’électricité.

En effet, l’un des volets importants de ses activités consiste à la réalisation d’un certain nombre d’études visant à définir un cadre juridique et réglementaire efficace pour la mise en place et le fonctionnement du marché régional de l’électricité de la CEDEAO.

Il s’agit notamment de l’élaboration d’un plan stratégique 2013-2017, d’un plan régional de renforcement des capacités, de règles d’accès des clients éligibles au réseau régional, d’une méthode tarifaire pour la détermination des coûts et tarifs du transport, de contrats standards reflétant les meilleures pratiques, d’un Benchmarking régional et des règles du manuel d’exploitation du système d’Echange d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA).

En 1999, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont mis en place l’EEEOA dans le but de résorber le déficit d’électricité par la réalisation d’interconnexions électriques et le développement des échanges d’électricité entre les Etats membre de la CEDEAO.

‘’La création de l’ARREC constitue aujourd’hui le point d’achèvement de cette volonté politique qui reste encore à traduire en actions concrètes sur le terrain’’, a ajouté le ministre sénégalais de l’Énergie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.
-0- PANA JK/A/IBA  24juil2013

24 juillet 2013 15:11:42




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