Ratification d’un accord de don de 50 millions de dollars du FIDA au système de santé du Burundi(Rectifié)

Bujumbura, Burundi (PANA) - Un projet de loi, portant ratification d’un accord de don de 50 millions de dollars us, de l'Association internationale de développement (Ida), destiné à financer un «Projet d'appui au système de santé » du Burundi, sur une période allant de 2017 à 2021, a été adopté, jeudi, en conseil des ministres, a rendu compte, vendredi, le secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba.

L’objectif global du projet est d’améliorer la qualité des services de santé et leur utilisation par les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans, les adolescents et les couples en âge de procréer, selon la même source.

Les bénéficiaires sont estimés à 2,55 millions, soit le quart de la population totale du Burundi, détaille le document de présentation du projet qui sera supervisé et exécuté par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le VIH/SIDA.

Dans le même document, on indique que les filles, les adolescentes et les femmes enceintes représenteront 62% des bénéficiaires du projet.

Le paiement de la gratuité et de la performance des prestataires de services de santé absorbera, à lui seul, 81% des fonds. Il s’agit des formations sanitaires, des agents de santé communautaire, des écoles de santé, des programmes de santé publique, des organes de régulation et des entités de mise en œuvre suivant des indicateurs de qualité et de quantité prédéfinis.

Depuis 2006, le Burundi a entamé une série de réformes sanitaires, dont la stratégie de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

Sur le terrain, les résultats restent néanmoins mitigés, à en juger certains indicateurs de santé maternelle et infantile disponibles sur le Burundi.

A titre indicatif, les données officielles du ministère burundais de la santé publique font état d’une mortalité néonatale aujourd’hui encore élevée à 36 décès pour 1.000 naissances vivantes, ce qui représente 43% de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans.

La mortalité maternelle, quant à elle, plafonne encore à une moyenne de 500 décès de femmes, sur 100.000 en instance d’accouchement, soit l’une des plus élevées au monde, reconnaît-on.

Au Burundi, le paludisme est donné responsable de la morbidité et de la mortalité pour plus de 5% de cas de consultation et de 48% de décès chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

La malnutrition carentielle endémique fragilise également la santé de près de 60% d’enfants de moins de cinq ans au Burundi où l’espérance de vie, en général, est estimée à 56 ans.
-0- PANA FB/IS/IBA 21avr2017

21 avril 2017 13:58:00




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