RD Congo : Appel à la mobilisation des acteurs congolais pour mettre fin aux mariages d’enfants

Kinshasa, RD Congo (PANA) - L’UNICEF a lancé un appel à tous les acteurs en RD Congo à s’engager et á se mobiliser afin de mener des actions multi-sectorielles autour du plan d’action national pour mettre fin aux mariages d’enfants, a indiqué mercredi, au cours de la conférence de presse de l’ONU, Ivon Idoumou, porte-parole a.i. de l’Equipe-Pays des Nations Unies.

Selon M. Idoumou, cet appel a été lancé à l’occasion de la présentation, le 23 octobre 2017 à Dakar, d’un rapport statistique sur le mariage des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre.

En effet, le gouvernement de la RD Congo, à travers le ministère du Genre, Enfant et Famille, a élaboré, avec l’appui notamment de l’UNICEF, un Plan d’action 2017-2021 pour mettre fin à la pratique des mariages d’enfants lourds de conséquences.

Ce Plan a pour objectif global d’assurer une meilleure protection des enfants et réduire de 20% leur engagement dans des unions conjugales précoces (avant 18 ans) d’ici 5 ans (2021).

Il vise, entre autres, à appuyer les enfants en situation difficile contre des risques qu’ils encourent de s’engager dans des unions conjugales, à améliorer l’accès aux services sociaux en faveur des enfants en situation difficile, ainsi qu’à sensibiliser les enfants, les familles, les autorités coutumières et autres leaders communautaires sur les conséquences de l’engagement précoce en union conjugale et à améliorer le cadre légal et réglementaire en matière de protection de l’enfant.

Selon l’Etude Démographique et de Santé 2013-2014, 43% de femmes sont en union avant 18 ans (Eds 2013-2014) et plus des 3/5 le sont avant l'âge de 20 ans. Cette situation trouve ses raisons dans l’ignorance et/ou le non-respect des droits de l’enfant par les parents, la conception selon laquelle la fille n’est valorisée dans la société que lorsqu’elle sait prouver sa capacité à la procréation (maternité).

Le mariage d’enfants, a-t-il rappelé, a des conséquences graves pour les jeunes filles, notamment la privation de la jeune fille de son adolescence et la réduction de sa liberté individuelle, le manque de possibilités de développer une personnalité autonome et la déscolarisation, les violences domestiques et sexuelles et l’exposition à des complications lors  de la grossesse et l’accouchement.
-0- PANA KON/IS/SOC 25oct2017

25 octobre 2017 18:05:05




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