Publication du deuxième rapport sur la Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique

Cotonou, Bénin (PANA) - La Commission de l’Union africaine (CUA) a publié la semaine dernière le rapport sur la "Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique 2017-2026" (SHASA 2) qui vise à "permettre au système stratégique africain de générer des statistiques de qualité, harmonisées, disponibles dans les délais et accessibles, susceptibles de servir à la conception, la planification, la mise en œuvre, au suivi et à l'évaluation des politiques d’intégration pour un développement inclusif".

Plus spécifiquement, la stratégie vise l’identification des domaines du processus de développement inclusif et de l’intégration africaine, en se fondant sur les engagements pris au plus haut niveau par les dirigeants africains.

Elle aidera à identifier les politiques et programmes mis en œuvre aux niveaux national, régional et continental et qui nécessitent le soutien statistique.

La SHASA 2 permettra aussi l’évaluation du Système statistique africain (SSA) et des différentes initiatives sur l’harmonisation statistique, tant au niveau régional que continental et permettra l’élaboration d’une stratégie continentale de production et de diffusion de statistiques de qualité et harmonisées pour informer les différents agendas et plans de développement à tous les niveaux.

En même temps qu’elle répond à la demande des décideurs politiques et des utilisateurs de disposer de statistiques harmonisées de qualité, nécessaires à la mise en œuvre des programmes d’intégration et du développement  du continent, la SHASA 2 permet de répondre au besoin ressenti par le système statistique africain de disposer d’un outil d’harmonisation des activités statistiques en Afrique, précisent les rédacteurs du rapport.

La SHASA 1, qui était une première réponse à ce besoin, avait le même objectif, mais en l’absence d’un plan d’action, d’un plan de financement, d’une stratégie de mobilisation de ressources et de la prise en compte des questions émergentes, sa mise en œuvre n’a été que très partielle, précise-t-on.

Le rapport a été réalisé en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique.
-0- PANA IT/JSG/IBA 20juil2018

20 Julho 2018 00:00:30




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