Promulgation de la IIIe République et grèves au menu des journaux ivoiriens

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – « Institution de la IIIème République, le vice-président connu aujourd’hui ». C’est la manchette de "Le nouveau Réveil", proche de la coalition au pouvoir, qui se demande si le vice-président et un nouveau Premier ministre ne seront pas nommés ce soir?
Le journal annonce que la promulgation de la nouvelle Constitution aura lieu cet après-midi à 17h au cours « d’une cérémonie solennelle de promulgation du nouveau texte de la loi fondamentale ». Pour "Le nouveau Réveil", cette cérémonie « cache un événement inédit dans l’histoire de la Côte d’Ivoire ».

"Fraternité Matin", journal gouvernemental, écrit: « Le président Ouattara signera aujourd’hui l’acte de naissance de la Troisième République ». Sous la plume d’Etienne Aboua, le journal souligne que: « la réforme constitutionnelle avait été décidée à Linas Marcousis, en France, en janvier 2003, par les principaux leaders politiques de la Côte d’Ivoire et les insurgés des Forces nouvelles ».

Reprenant un article du magazine "Jeune Afrique" dans ses colonnes, "Soir’Info", indépendant, l’intitule « Les dernières confidences de Ouattara », à propos de la nouvelle Constitution. L’article prête ces propos à l’égard du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité,  Hamed Bakayoko, à un ministre influent: « Trop malin pour se brûler les ailes. Il sait qu’il est indispensable mais respectera les choix du chef. Son horizon, c’est plutôt 2025 ». "Le Patriote", proche du pouvoir, écrit que: « Ouattara sonne le début de la 3e République aujourd’hui ».

"Notre Voie", proche de l’opposition, barre à sa une: « Pendant que le régime fête sa Constitution, tout s’écroule autour de Ouattara ». Le journal relaie que toutes les écoles dans le préscolaire et le primaire public ont fermé lundi. "Notre Voie" souligne la solidarité des 14 syndicats du primaire public réunis au sein de l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire.

Le tabloïd note que l’école primaire publique sera paralysée jusqu’à vendredi. Les enseignants, selon "Notre Voie", veulent obtenir le respect des libertés syndicales et le retrait de l’arrêté instituant les cours du mercredi et l’ordonnance du chef de l’Etat portant réforme de la retraite du fonctionnaire. Le journal écrit aussi que pour suppression des acquis sociaux, violation des libertés syndicales et revendications en souffrance, les fonctionnaires et agents de l’Etat entrent en grève ce mardi matin.

« Les fonctionnaires et agents de l’Etat de toutes familles d’emploi sont abusés par les pouvoirs publics depuis des décennies ». C’est un pan de la déclaration des centrales et confédération de syndicats, publiée par "Le Temps", proche de l’opposition et qui annonce une grève de trois jours, à compter de ce mardi.
-0- PANA JU/BEH/IBA  08nov2016

08 november 2016 14:35:41




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