Prolongation du mandat de la mission de l'ONU en RCA et des casques bleus supplémentaires autorisés

New York, Etats-Unis (PANA) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé jusqu'au mercredi 15 novembre 2018, le mandat de la mission de maintien de la paix de l'Organisation en République centrafricaine (RCA) et a augmenté le nombre de soldats de 900.

L'augmentation du nombre de «casques bleus» de la Mission s'inscrit dans le contexte de la recrudescence des combats au sein de cette nation africaine, de l'insécurité et de la misère supplémentaires qui en résultent pour la population civile, selon un communiqué de l'ONU rendu public jeudi.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, connue sous son acronyme français, la MINUSCA, a également fait l'objet de nombreuses attaques qui ont fait au moins 12 morts cette année et plusieurs autres blessés.

Dans un effort pour attirer l'attention sur la situation fragile du pays qui, selon ses termes, est «souvent loin des projecteurs médiatiques», le Secrétaire général, António Guterres s'est rendu en République centrafricaine à la fin du mois d'octobre.

En RCA, le chef de l'ONU a mis en garde contre les divisions religieuses dans le pays, soulignant que ces divisions sont le résultat de "manipulations politiques qui doivent être condamnées et évitées à tout prix".

Le Conseil a condamné "dans les termes les plus forts" l'incitation à la haine et à la violence ethniques et religieuses et les multiples violations du droit international humanitaire, ainsi que les violations généralisées des droits de l'homme, y compris les violences sexuelles commises  principalement par les musulmans ex-Séléka et les anti-Balaka chrétiens, ainsi que sur d'autres groupes de milices, et le ciblage de civils provenant de communautés spécifiques.

Le Conseil a également réitéré ses sérieuses préoccupations concernant la «situation humanitaire catastrophique» dans le pays en raison de la détérioration de la situation sécuritaire et du manque d'accès et des attaques contre les travailleurs humanitaires.

Selon les estimations, plus de 600 mille personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et plus de 500 mille ont cherché refuge au-delà des frontières de la RCA. Ce chiffre total de plus de 1,1 million de personnes déplacées - à l'intérieur ou à l'étranger - est le plus élevé jamais enregistré pour le pays.

Toujours par la résolution, le Conseil de sécurité a appelé les autorités nationales à prendre des mesures concrètes, "sans délai et en priorité", pour renforcer les institutions judiciaires et lutter contre l'impunité et les a exhortées à poursuivre leurs efforts pour rétablir l'autorité effective de l'Etat sur l'ensemble du territoire de la RCA.

S'agissant de la situation des droits de l'homme dans le pays, le Conseil a réaffirmé qu'il était urgent de demander des comptes à tous les auteurs de violations et d'abus du droit international, des droits de l'homme et du droit humanitaire.

Il a également appelé toutes les parties au conflit, y compris les éléments ex-Séléka et anti-balaka, à mettre fin à toutes les violations commises contre les enfants, en violation du droit international applicable, notamment le recrutement et l'utilisation, le viol et la violence sexuelle, l'assassinat et les mutilations, les enlèvements et les attaques contre des écoles et des hôpitaux.

"Le Conseil a appelé, en outre, les autorités centrafricaines à enquêter rapidement sur les allégations de violations et d'abus afin de demander des comptes aux auteurs et de veiller à ce que les responsables de ces violations soient exclus du secteur de la sécurité".
-0- PANA MA/MTA/IS/SOC 16nov2017

16 Novembro 2017 15:42:11




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