Prolongation des pourparlers inter soudanais sur le Darfour

N'Djamena- Tchad (PANA) -- Les pourparlers de paix inter soudanais sur le Darfour se poursuivront pour quelques jours à N'Djamena où les représentants du gouvernement soudanais et les rebelles ne semblent pas encore prêts à discuter directement, a affirmé samedi soir le porte-parole des médiateurs, Ahmed Alam-mi, conseiller aux Relations internationales du président Idriss Déby.
"S'il y a une prolongation, c'est que nous sommes optimistes", a- t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, juste après la fin des négociations séparées de samedi entre les parties belligérantes dont les discussions ont commencé le 30 mars dernier dans la capitale tchadienne.
Les parties, depuis vendredi, sans vouloir s'asseoir face à face, ont quand même accepté de se réunir séparément avec les médiateurs mais au même moment dans deux salles de conférence du ministère tchadien des Affaires étrangères.
Les médiateurs tchadiens auraient souhaité que les négociations, s'étalent sur une dizaine de jours pour mieux discuter et pouvoir parvenir à un consensus suffisant, base d'une paix durable, a estimé M.
Ahmed Alam-mi.
La communauté internationale, beaucoup plus préoccupée par la situation humanitaire qu'il faut résoudre le plus vite, estime qu'il faut aller rapidement et obtenir un cessez-le-feu pour rendre possibles les secours dans la région.
Ce qui, de l'avis des Tchadiens, ne met pas fin au conflit.
Les médiateurs tchadiens, qui estiment être arrivés à rapprocher les points de vue des différentes parties, demandent plus de temps pour pouvoir proposer un canevas de règlement définitif de la crise du Darfour.
Ils ont, dans ce sens, remis aux officiels soudanais un projet de proposition d'accord pour étude en vue des discussions qui reprendront à partir de dimanche, a indiqué Ahmed Alam-mi.
Ce projet sera remis aux rebelles samedi soir, a ajouté le porte- parole des médiateurs pour qui ce document sera désormais la base des négociations.
Les discussions risquent d'être encore en butte aux exigences de part et d'autre.
Les rebelles tiennent toujours à la présence des représentants de l'Union européenne (UE), des Etats-Unis, du Centre pour le dialogue humanitaire de Genève et de la France.
Khartoum rejette toujours ces exigences.
Les négociations, de l'avis d'Ahmed Alam-mi, auront pour objectif de créer des conditions favorables pour une éventuelle rencontre entre les belligérants en vue d'instaurer une paix durable dans la région.
Ces conditions sont, entre autres, un cessez-le-feu, notamment pour permettre les secours, la garantie de sécurité et des libertés, la suivie d'une cessation pure et simple des hostilités, a affirmé Ahmed Alam-mi.
Il n'a pas abordé, pour le moment, les revendications concrètes des uns et des autres mais a noté que le Tchad, notamment, partage les vues des deux parties qui se résument actuellement à la conclusion d'un cessez-le-feu et la mise en place des fondations d'un règlement définitif et global du conflit.

03 avril 2004 20:13:00




xhtml CSS