Prodi met l'accent sur l'intégration au Sommet de l'UA

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- L'environnement international en constante évolution fait que l'intégration, tant en Afrique qu'en Europe, est devenue moins un choix qu'une nécessité, a déclaré, lundi, le Premier ministre italien, Romano Prodi, aux chefs d'Etat réunis à Addis-Abeba.
S'adressant à la Huitième session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine (UA) en tant qu'invité, M.
Prodi a indiqué qu'il ne s'agissait pas seulement d'unir des forces mais de réagir à des menaces internationales telles que le terrorisme, le changement climatique et les pandémies.
En soulignant la nécessité, pour les Européens et les Africains, de travailler ensemble sur les questions d'intérêt commun, le Premier ministre italien a déclaré: "Surtout, il s'agit de saisir ensemble les opportunités que la Mondialisation met à notre portée".
M.
Prodi a évoqué le développement, les migrations, la science, le commerce international, l'énergie et l'environnement comme des domaines dans lesquels la coopération pourrait apporter des changements dont devraient bénéficier tant l'Afrique que l'Europe.
"Ce n'est pas une coïncidence si la science, la technologie et l'environnement, qui sont les priorités de l'agenda de ce sommet, sont également les préoccupations de l'Europe à l'heure actuelle", a-t-il souligné.
Concernant l'innovation, l'environnement et l'énergie, M.
Prodi a expliqué que les politiques européennes nécessitaient une forte dimension extérieure englobant l'Afrique puisqu'étant des phénomènes étroitement liés qui affectaient chacune des parties et ne pouvant être limités à des zones géographiques spécifiques.
Sur la construction de la paix, il a déclaré que l'Europe devait ouvrir ses bras à l'Afrique et s'engager à oeuvrer pour le développement de la paix et de la prospérité avec une nouvelle approche basée sur un véritable sens de la solidarité.
"Avec cet esprit, l'Europe doit se pencher sur son passé et ses responsabilités.
"Nous ne sommes pas ici aujourd'hui au nom de nos nationalismes respectifs, mais plutôt au nom de la conviction en une destinée commune qui peut nous permettre d'envisager l'avenir avec optimisme", a-t-il ajouté.

29 janvier 2007 14:52:00




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