Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - La croissance de l’économie africaine pourrait atteindre en 2012 un taux de 5,1 pc, selon les prévisions d’une étude sur la situation économique et sociale en Afrique en 2011 réalisée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU) et la Commission de l’Union africaine (UA).
"Les économies africaines vont continuer de croître au rythme actuel à moyen terme. La croissance devrait reprendre et se situer à 5,1 pc en 2012 et à 5,2 pc en 2013, à la faveur d’une forte demande d’exportations, de la hausse des prix des produits de base et d’une demande intérieure robuste (favorisée par des dépenses publiques d’infrastructures)", indique le document qui est examiné depuis jeudi par un comité d’experts à Addis-Abeba.
La stabilité politique ayant été pratiquement rétablie, l’Afrique du Nord s’est engagée sur la voie de la reprise et devrait, selon les projections, afficher une croissance de 4,7 pc en 2012 et de 5,4 pc en 2013.
L’Afrique de l’Ouest devrait reprendre et atteindre une croissance entre 6,3 pc et 6,5 pc pendant ces deux années.
L’Afrique centrale, elle, devrait enregistrer une croissance de 4,7 pc en 2012 et de 3,7 pc en 2012.
Quant à l’Afrique de l’Est, elle devrait afficher une croissance légèrement supérieure avec des taux de 6,3 pc en 2012 et de 5,8 pc en 2013, pendant que l’Afrique australe pourrait atteindre aussi une croissance entre 4,5 pc en 2012 et 4,2 pc en 2013.
Selon les experts, ces perspectives positives dépendent, en partie de la situation de l’économie mondiale, la non résolution de la crise de la dette souveraine de la zone euro ayant évidement des conséquences sur l’Afrique dans de nombreux domaines et les économies émergentes étant exposées à des risques de surchauffe.
Si la demande des produits de base de l’Afrique diminue, le secteur du commerce extérieur pourrait connaître une forte contraction, ce qui pourrait augmenter les besoins en matière de financement extérieur et réduire la marge de manœuvre budgétaire en raison de la baisse des recettes fiscales.
Un ralentissement de l’économie mondiale frapperait le secteur des services de l’Afrique, le tourisme en particulier et pourrait inverser les flux de capitaux à destination de l’Afrique, notamment l’Aide publique au développement, l’Investissement direct étranger, les envois de fonds et perturber les marchés financiers en Afrique.
La rencontre des experts, qui prend fin dimanche, se tient en prélude à la 5ème réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’UA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui démarre lundi dans la capitale éthiopienne sous le thème "Libérer le potentiel de l’Afrique en tant que pôle de croissance mondiale".
-0- PANA IT/JSG/IBA 23mar2012