Pretoria attend beaucoup de la Conférence de Durban

Johannesburg- Afrique du Sud (PANA) -- Le gouvernement sud-africain espère profiter de la Conférence mondiale des Nations Unies Contre le racisme (CMR) pour trouver les moyens de faire face au racisme et la xénophobie qui existent toujours en Afrique du Sud, a indiqué mardi un ministre sud-africain.
Essop Pahad a fait savoir que l'Afrique du Sud entend profiter de la réunion de Durban, prévue du 82 août au 7 septembre prochain, pour résoudre ses problèmes de racisme et de xénophobie.
Il n'a fait aucun commentaire à propos de la menace des Etats-Unis d'Amérique de ne pas participer au sommet, si le sionisme était assimilé à une forme de racisme, et les Etats africains réclament des indemnités pour les torts subis à cause de l'esclavage.
Les Etats-Unis n'ont pas pris part, pour les même raisons, aux Conférences des Nations Unies sur le racisme qui se sont tenues en 8791 et en .
3891 Abritant la conférence de cette année, l'Afrique du Sud a évité de se mêler de cette controverse.
"Nous sommes persuadés que nous arriverons à une solution à l'amiable à Genève", a affirmé Ronnie Mamoepa, porte-parole du ministre sud-africain des Affaires étrangères, interrogé à ce sujet.
Des sources proches de la dernière réunion préparatoire de la Conférence, en cours à Genève, ont révélé que l'Afrique du Sud a besoin de 001 millions de rands (environ 21 millions de dollars) environ pour l'organisation de cette rencontre.
Cependant, des sources autorisées ont révélé que le gouvernement de Pretoria n'a juste reçu que 01 millions rands (environ 2,1 millions de dollars) des bailleurs de fonds pour l'organisation matérielle de cette rencontre.
Il devra puiser de ses propres réserves pour combler le déficit, particulièrement si les Etats-Unis ne prennent pas part aux assises.
La Commission sud-africaine des droits de l'Homme (HRC) a vivement critiqué les Etats-Unis, soulignant que son retrait conduirait à son isolement par rapport à des questions qui interpellent les Américains eux-mêmes.
"Il serait à la fois malheureux et inacceptable de dire à la communauté internationale que nous refusons de discuter des questions qui ne s'inscrivent pas dans l'intérêt de la rencontre", a déclaré Barney Pityana, président du HRC.

31 juillet 2001 23:46:00




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