Près de 25.000 élèves risquent de voir leur scolarité compromise

Ziguinchor- Sénégal (PANA) -- Près de 25.
000 élèves des écoles élémentaires du département de Ziguinchor (sud) qui prenaient leur repas de la mi-journée dans les cantines scolaires initiées par l'Unicef grâce à un soutien financier de la coopération italienne risquent de voir leur scolarité compromise cette année.
Ce cri d'alarme a été lancé mercredi par l'Inspecteur départemental de l'éducation, Ibrahima Guèye, lors d'une réunion du Comité départemental de développement(CDD) axée sur la rentrée scolaire prévue début octobre.
Ainsi, ce sont 26 cantines scolaires reparties dans plusieurs établissements élémentaires du département qui sont aujourd'hui menacées de fermeture si aucune solution n'est trouvée d'ici là par les autorités scolaires.
"Il est évident que si nous ne recevons pas une aide en vivres pour faire fonctionner ces cantines elles seront purement et simplement fermées", a déclaré l'Inspecteur départemental de l'éducation.
La plupart des élèves concernés par les cantines sont issus des familles démunies ou déplacées du fait du conflit armé qui sévit en Casamance depuis plus de deux décennies.
Ils ont été pris en charge pendant des années par la coopération italienne qui a suspendu l'an dernier son assistance dans ce domaine.
C'est le PAM qui fait fonctionner quelques cantines scolaires avec un nombre toutefois réduit d'élèves, ce qui signifie que les enfants qui bénéficiaient du programme Unicef risquent tout simplement d'abandonner leurs études à moins que l'Etat ne décide de prendre en charge ces cantines scolaires.
La rentrée scolaire, qui est prévue pour le 6 octobre, risque par ailleurs de connaître quelques jours de retard.
En effet, la plupart des établissements scolaires étaient inondés durant la saison des pluies, et les eaux continuent d'y stagner.
De plus le déguerpissement des populations qui occupent certaines aires scolaires tarde encore à se concrétiser malgré les menaces d'expulsion forcée brandies par les autorités municipales.
"C'est un problème très complexe.
Certaines familles ont investi beaucoup d'argent pour construire des maisons sur ces aires scolaires qui sont réservées à la mairie.
Et la plupart des pères de familles sont aujourd'hui des retraités qui n'ont rien pour reconstruire des habitations ailleurs.
Donc, c'est vraiment des cas sociaux", déclare à ce propos Mamadou Bodiang, président de la Commission éducation du Conseil municipal de Ziguinchor.

28 septembre 2005 18:28:00




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