Pour la libération immédiate des journalistes emprisonnés

Brazzaville- Congo (PANA) -- Quelque 150 journalistes ont exigé jeudi à Brazzaville "la libération immédiate" de tous leurs confrères de la presse francophone emprisonnés, ce, avant la tenue, en octobre prochain à Beyrouth, de l'assemblée générale de l'Organisation internationale de la Francophonie.
Cette exigence est contenue dans le communiqué final publié à l'issue des "états généraux de la presse francophone" qui se sont déroulés du 26 au 28 juin dans la capitale congolaise avec la participation de plus de 150 journalistes en provenance de pays d'expression française.
Les participants ont réitéré l'appel lancé le 3 mai dernier par M.
Hervé Bourges, président de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) à tous les chefs d'Etat francophones en faveur d'une "amnistie générale" pour l'ensemble des condamnés pour délits de presse.
Un appel a également été lancé au président du Togo, M.
Gnassingbé Eyadema, lui demandant de libérer Lucien Messan, doyen de la presse togolaise, actuellement en prison dans son pays.
Les journalistes francophones ont par ailleurs adopté une série de résolutions destinées à défendre et promouvoir la liberté de la presse dans l'ensemble du monde francophone, et notamment en Afrique.
Ils en ont aussi appelé à la création et au respect, par les Etats, d'un statut juridique pour les entreprises de presse, ainsi qu'à la signature de conventions collectives pour les journalistes afin que les conditions légales et concrètes de l'exercice des professions de presse soient préservées.
Les états généraux de la presse francophone ont été organisés par l'UIJPLF, qui regroupe des journalistes de pays francophones sur les cinq continents.

28 juin 2001 22:16:00




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