Pour l'application d'une vieille loi contre les mutilations

Khartoum- Soudan (PANA) -- Un symposium visant à élaborer une stratégie contre l'excision des filles et les mutilations génitales féminines au Soudan a recommandé l'application d'une loi qui a été promulguée en 1946 pour mettre fin à cette pratique dans le pays.
Hormis l'interdiction de couper le clitoris, cette loi largement négligée prévoit également l'emprisonnement des personnes qui pratiquent l'excision.
Les autorisations d'exercer la médecine pour les responsables de la santé peuvent également être retirées s'ils sont reconnus coupables de mutilations génitales.
Co-organisé par l'Institut public de réforme juridique et l'UNICEF, ce symposium, qui s'est déroulé du 16 au 18 avril, a souligné la nécessité d'élaborer une stratégie efficace pour faire appliquer cette loi.
"Un suivi attentif de la loi de 1946 et des programmes explicatifs soigneusement conçus peuvent contribuer à mettre fin à cette pratique", lit-on dans un communiqué de l'Institut rendu public mercredi à Khartoum.
"On devrait enseigner et faire comprendre à la population que l'excision est une pratique illégale qui viole le traité international sur les droits de l'enfant" auquel le Soudan a souscrit, ajoute le communiqué.
L'Institut a encouragé les citoyens et les autorités locales dans tout le Soudan à assumer leur devoir qui consiste à combattre cette pratique en dénoncant leurs auteurs à la justice.
Les mutilations génitales sont pratiquées dans la plupart des régions du Soudan et dans 26 autres pays d'Afrique, signale- t-on.

19 avril 2001 19:06:00




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