Nouakchott- Mauritanie (PANA) -- La rencontre sur l'élaboration du Plan d'action et du suivi de la mise en oeuvre des observations faites à la Mauritanie par le Comité des droits de l'enfant des Nations unies, qui a pris fin lundi à Nouakchott, a vivement recommandé l'adoption d'une législation nationale sur les droits des enfants dans ce pays.
Après avoir constaté, au terme de quatre jours de travaux, quelques problèmes liés au financement des activités en faveur de l'enfance, les participants ont préconisé "la mise en place d'une politique financière plus conforme au développement des droits de l'enfant mauritanien".
Ils ont également recommandé l'amélioration de la situation sanitaire de tous les enfants et la scolarisation des enfants handicapés.
Cette rencontre qui a réuni le secrétariat d'Etat à la Condition féminine, le ministère de la Justice, le Conseil national de l'enfance et les Organisations non-gouvernementales agissant dans le domaine de la petite enfance avait pour but de "renforcer le Plan d'action national 2002-2012", selon ses organisateurs.
Ce plan décennal vise à donner aux tout-petits les meilleures conditions d'épanouissement, en dépit d'un environnement difficile.
On rappelle que le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a examiné le rapport initial de la Mauritanie le 12 octobre 2001 et a noté, selon les officiels mauritaniens, "que ses suggestions et recommandations dans le domaine des droits de l'enfant ont été accueillies favorablement".
Les autorités mauritaniennes affirment par ailleurs "que la structure Onusienne a pris acte avec satisfaction du cycle de conférences visant à familiariser l'administration, le corps enseignant, le personnel de la justice et la société civile avec la Convention relative aux droits de l'enfant".
Après avoir évoqué des réalisations telles que l'adoption de la loi rendant la scolarisation obligatoire pour tous les enfants de 6 à 14 ans, ainsi que la révision du Code du travail qui, désormais, interdit formellement le travail des enfants de moins de 16 ans, les services et personnalités concernés par l'enfance se donne aujourd'hui un nouveau challenge.
Il s'agit de la mise en place d'une législation nationale sur les droits des enfants.