Position commune des Etats de la CEDEAO sur la mise en oeuvre du plan d'action du Sommet de la Valette

Bamako, Mali (PANA) - Les représentants des Organisations de la Société civile œuvrant pour la défense des droits des migrants ont salué les Etats membres de la CEDEAO sur l’adoption d’une position commune sur la mise en œuvre du Plan d’action au Sommet de la Valette, à Malte sur la migration.

Selon une déclaration transmise à la PANA à Bamako, la Société civile ouest-africaine s’est réunie, du 9 au 11 février à Accra, pour réfléchir sur la mise en œuvre du plan d’action du Sommet de la migration.

A l’issue de cette réunion, poursuit la déclaration, les associations de défense des droits des migrants dont l’Association Malienne des Expulsés (AME) se sont réjouies de constater la forte implication des Etats membres de la CEDEAO pour trouver des solutions à ce drame.

Pour les défenseurs des droits des migrants, la crise de l’Europe face à l’arrivée des migrants et les obstructions qui naissent dans la libre circulation au niveau de l’espace Schengen, doivent permettre de faire émerger la CEDEAO comme un modèle d’espace de libre circulation.

Par cette déclaration, la Société civile invite les Etats membres de la CEDEAO à prendre en compte la nécessité du respect du droit à la libre circulation des populations dans le suivi du plan d’action de la Valette et dans les projets à soumettre au fonds fiduciaire de 1,8 milliard d’euros mis en place par l’Union européenne.

Elle rappelle que les causes profondes de la migration irrégulière se retrouvent dans les politiques migratoires restrictives développées, ces dernières années, par l’Union européenne.

«Une mobilité consensuelle pourrait permettre d’éviter que les migrants ouest-africains aillent alimenter les réseaux de passeurs et favorisera la créativité et les investissements productifs créateurs d’emploi des jeunes africains après leur expérience migratoire".

Face à la crise climatique, la sécheresse, l’érosion côtière et les catastrophes qui se multiplient dans l’espace CEDEAO, la Société civile insiste sur la nécessité de prendre en compte dans les projets qui seront soumis au fonds fiduciaire, la résilience face au changement climatique.

La déclaration a indiqué que les acteurs présents à la réunion d’Accra ont convenu de constituer un Observatoire de la Société civile ouest-africaine pour suivre la mise en œuvre du plan d'action de la Valette, notamment les financements qui seront accordés par le fonds fiduciaire pour le respect des droits des migrants.

Cet observatoire permettra une meilleure représentativité de la Société civile dans les cadres régionaux et nationaux sur la migration.
-0- PANA GT/IS/IBA 24févr2016

24 février 2016 14:22:05




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