Plusieurs recommandations au terme d'une rencontre régionale sur les MGF à Nouakchott

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Une rencontre organisée par le Programme conjoint UNICEF/Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), en vue "d’accélérer le changement pour l’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF), qui s’est déroulée à  Nouakchott du 18  au 20 avril, a formulé plusieurs recommandations visant l’éradication de cette pratique, à la  clôture des travaux mercredi soir, a constaté la PANA.

L’atelier régional de Nouakchott a  regroupé  une soixantaine d’acteurs venus de 17 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est, du Maghreb et du Yémen.
Les participants à cette consultation technique annuelle ont  formulé plusieurs recommandations à l’adresse des Etats.
Parmi celles-ci, "la création  de lignes budgétaires spécifiques dans le cadre de la mise en œuvre des mesures visant à combattre les MGF, pratiques dangereuses pour la santé et  contraires aux droits humains, à travers des plans d’action aux niveaux national, régional et des districts".

Depuis 2008, les pays ciblés  dans le cadre de ce programme bénéficient d’un financement annuel de 20 millions de dollars américains grâce à la contribution de divers partenaires soutenant les efforts de mise en œuvre par les gouvernements, la société civile, les leaders d’opinion, explique Mme Nafissatou Diop, coordonatrice du programme à New York, venue à Nouakchott pour la rencontre régionale.

Les participants ont également recommandé la création d’un cadre législatif dans  les pays qui en sont encore dépourvus (à l’image de la Mauritanie et du Mali), et une application diligente de la loi pour les Etats ayant légiféré sur la question.
Un soutien aux campagnes d’éducation et de mobilisation pour aider les communautés à abandonner d’elles-mêmes une pratique néfaste pour la santé et les droits humains a été préconisé.

Une autre recommandation porte sur  "la mise en place d’un mécanisme d’évaluation et de suivi des progrès visant l’abandon total des MGF".
71% des Mauritaniennes ont été victimes des mutilations génitales féminines, selon les statistiques officielles.

200 millions de jeunes filles  à travers 30 pays africains ont été touchées par cette pratique, selon les statistiques communiqués à la rencontre de Nouakchott.      
Ce programme conjoint des deux agences onusiennes vise l’élimination totale des MGF pour les prochaines générations,  conformément à une résolution de l’assemblée générale des Nations unies (ONU).

Cette résolution prend  désormais plus de poids suite à l’adoption par la communauté internationale  des  Objectifs de développement durable (ODD), en septembre 2015 (objectif 5-point3).
La résolution initiale de l’ONU  préconise "un changement total des mentalités et de comportement sur les normes sociales soutenant la pratique des MGF".
-0-  PANA SAS/TBM SOC 20avr2016  

  

20 avril 2016 21:27:40




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