Plaidoyer pour plus de volonté politique afin de stimuler le commerce intra-africain

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) – Des organisations de la société civile, dont OXFAM et FEMNET,  ont appelé vendredi à Addis-Abeba les Chefs d’Etat et de gouvernement africains, qui se réuniront dimanche et lundi dans la capitale éthiopienne pour le 18ème sommet de l’Union africaine (UA), à porter au développement du commerce intra-africain toute l’attention nécessaire.

Dans une déclaration publiée dans la capitale éthiopienne, la société civile africaine met en garde contre la tentation  de reléguer au second plan le renforcement du commerce intra-africain, thème central du sommet, au profit des élections à la présidence et aux postes des commissaires de l’organisation panafricaine.

«Avec l’ouverture du 18ème Sommet de l’UA, les organisations de la société civile africaine sont inquiètes sur le fait que le thème central du sommet - stimuler le commerce intra-africain - ne bénéficie pas de toute l’attention requise pour apporter des solutions à cette question urgente», souligne la déclaration.

Les organisations de la société civile africaine rappellent que le commerce intra-africain ne représente que 11% des échanges commerciaux globaux du continent contre 52% pour le commerce intra-asiatique et 82% pour les échanges entre pays européens.

«Les organisations régionales comme la CEDEAO, la COMESA, la SADC, et l’EAC doivent être en première ligne pour ce combat et stimuler le commerce intra-africain. Des actions audacieuses doivent être engagées à tous les niveaux pour atteindre à la fois les grandes compagnies, mais aussi les milieux des petites et moyennes entreprises», estime la société civile africaine.

Pour les ONG, la crise alimentaire dans la Corne alimentaire et celle qui pointe à l’horizon au Sahel sont des opportunités pour les pays membres de délibérer sur le rôle des marchés régionaux et du commerce régional pour prendre des décisions et des mesures concrètes afin de résoudre définitivement le problème d’insécurité alimentaire chronique sur le continent.

«Les dirigeants africains devront ici, à Addis-Abeba, se pencher aussi sur les mouvements transfrontaliers des populations promus par des organisations sous-régionales comme la CEDEAO pour faciliter le commerce transfrontalier. L’inefficacité et le coût élevé du commerce  transfrontalier peuvent être expliqués par le manque de bonnes infrastructures et la corruption à travers tout le continent», ajoute la société civile africaine.

Une des pistes envisagées pour le renforcement du commerce intra-africain porte sur le développement des infrastructures transnationales pour relier les différentes régionaux du continent.

A ce sujet, le président sud-africain, Jacob Zuma, fera un rapport à ses homologues sur l’avancement de projets régionaux d’infrastructures, parmi lesquels l’autoroute transsaharienne  Dakar-Djibouti, le tronçon reliant Assamka (Algérie) à Arlit (Niger), la fibre optique du Nigeria à l’Algérie et le projet route/rail entre Brazzaville (Congo) et Kinshasa (RD Congo).
-0- PANA SEI/AAS/SOC 27jan2012

27 janvier 2012 17:38:48




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