Plaidoyer des Nations Unies en faveur des droits des femmes handicapées au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - « Défendre les droits de la femme handicapée est une obligation qui s’impose à tous, car celle-ci subit une double discrimination liée d’abord à son sexe et aussi à son handicap », a déclaré, lundi, à la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme, Patrice Vahad, le responsable du bureau local du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme.

Au Burundi, les chiffres officiels indiquent que les femmes représentent plus de 52% de la population totale et figurent en tête des couches les plus vulnérables.

La journée du 8 mars, édition 2017, a été placée sous le thème central de « Franchir le pas » vers l'égalité entre les sexes pour une planète 50-50 en 2030».

L’Association des femmes handicapées du Burundi, en collaboration avec l’Union des personnes handicapées du Burundi, avec le soutien de l’Office du Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme et l’ambassade de France au Burundi, vont prendre une part active dans l’animation de la journée du 8 mars.

Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme a, entre autres, sponsorisé la production d’un documentaire sur « Les femmes handicapées du Burundi » qui retrace les résultats d’une enquête d’opinion en termes d’accès à l’emploi et à la santé des femmes handicapées du Burundi.

Le documentaire sera montré au grand public, mercredi, dans la salle de conférences de l’Institut français du Burundi (ancien Centre culturel français) de Bujumbura.

Le public aura droit aux témoignages des femmes handicapées victimes de « rejet, de stigmatisation, de violences physiques et sexuelles et parfois d’humiliation à divers stades de leur vie, y compris lorsqu’elles veulent se marier ou mettre au monde », d’après toujours le représentant du Haut commissariat des Nations Unies au Burundi.

Le documentaire donnera encore l’occasion au public de voir que la prise en compte des besoins spécifiques des femmes handicapées dans les politiques et programmes est quasi inexistante; ce qui n’est pas acceptable dans un monde qui proclame la dignité humaine comme valeur partagée», de l’avis de M. Vahad.

Pour le représentant du Haut commissariat des Nations Unies, «il est par conséquent plus que temps de défendre les droits de la femme handicapée et d’attirer l’attention des différents acteurs y compris l’Etat sur la nécessité de prendre des mesures appropriées à travers une politique sociale inclusive permettant l’intégration économique de la femme, son accès aux services sociaux de base et le respect de ses droits fondamentaux et de sa dignité».

L’ONU, quant à elle, reste sur le «ferme engagement» de défendre les droits de la femme handicapée et en particulier la mère handicapée «parce que cela permet non seulement de retrouver sa dignité, mais aussi de contribuer à l’éducation de l’enfant qui ne devrait pas être discriminé, ni désavantagé dans son éducation et son développement du fait de la condition de sa mère».
-0- PANA FB/IS/IBA 06mars2017

06 mars 2017 14:59:18




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