Plaidoyer de Konaré pour l’intégration politique de l’Afrique

Accra- Ghana (PANA) -- Le président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, s’est prononcé dimanche à Accra, la capitale ghanéenne, pour l’intégration politique de l’Afrique, seule capable, à ses yeux, de sortir le continent du marasme et des conflits internes.
Dans un discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture de la neuvième conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation continentale, il a estimé que l’intégration politique est la seule voie permettant d’intégrer les économies africaines.
M.
Konaré a signifié aux chefs d’Etat et de gouvernement que l’Union africaine va dans l’impasse si les politiques actuelles sont perpétuées, fustigeant, à ce propos, l’absence d’application des textes pourtant votés par les Etats et la non ratification de protocoles votés par les décideurs africains.
Autre problème soulevé par M.
Konaré, les arriérés de contributions qui s’élèvent à quelque 106 millions de dollars américains dont 70 millions de dollars sont dus au titre de l’exercice en cours.
On rappelle que seuls sept pays ont payé l’intégralité de leurs contributions, alors qu’une vingtaine de pays n’ont rien déboursé pour l’exercice en cours.
Six pays débiteurs chroniques sont sous sanction et ne participeront pas au Grand débat su le gouvernement de l’union.
"Si la mutation vers l’intégration politique n’est pas faite, l’UA restera une organisation lourde à se mouvoir, incapable d’agir à temps et donc de baliser la voie vers les Etats unis d’Afrique", a prévenu l'ancien chef de l'Etat malien, qui n'est pas candidat à sa propre succession à la tête de la Commission de l'Union africaine.
Pour lui, les actions à entreprendre portent d'abord sur l'abolition des divisions artificielles, la fin des guerres et des conflits, avant des décisions idoines dans le sens d’intégrer politiquement le continent, notamment en dépassant les nationalités telles qu’elles sont définies actuellement.
Evoquant la question du Darfour, M.
Konaré, tout en notant que la situation y est grave, a souligné qu’un pas important a été franchi avec l’acceptation, par les autorités du Soudan, d’un déploiement de forces combinées des Nations unies et de l’Union africaine.
Il faut, maintenant, que les pays africains fassent tout pour que la force armée soit rapidement opérationnelle sur le terrain, a-t-il dit.
Plus de 30 chefs d’Etat participent à cette neuvième conférence au sommet de l'UA qui devrait prendre fin mardi dans la capitale du Ghana.
Un seul point a été inscrit à l’ordre du jour de ce sommet, il s’agit du Grand débat sur le gouvernement de l’union.

01 juillet 2007 15:03:00




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