Pfizer et Abbott promettent davantage d'anti-rétroviraux à l'Afrique

Eldoret- Kenya (PANA) -- Les entreprises pharmaceutiques américaines Abbott Pharmaceuticals et Pfizer, spécialisées dans la production de médicaments anti-rétroviraux, ont promis vendredi de continuer à fournir à l'Afrique ces médicaments essentiels dans le traitement des personnes malades du VIH/SIDA.
Le vice-président de la fondation Abbott, Jeff Richardson, a indiqué que son entreprise qui a créé la Fondation Abbott, s'est engagée à fournir des équipements pour le dépistage du VIH et a alloué 20 millions de dollars US pour la modernisation des infrastructures sanitaires en Afrique.
"Toutes les entreprises qui produisent des anti-rétroviraux vendent sans bénéfice en Afrique", a précisé M.
Richardson.
Il a ajouté que la Fondation Abbott a toujours fourni des kits pour le dépistage du paludisme, du VIH et d'autres maladies à des structures sanitaires en Afrique.
"La fondation participe à l'entretien et à la modernisation des infrastructures de santé un peu partout en Afrique", a indiqué M.
Richardson à la PANA vendredi.
La fondation Abbott a aidé à la modernisation des infrastructures de santé dans plusieurs pays africains parmi lesquels le Burkina Faso, la Tanzanie, le Malawi, et le Kenya, entre autres.
Selon M.
Richardson, le défi majeur des entreprises pharmaceutiques est d'assurer un approvisionnement constant en médicaments qui prolonge la vie, dans un contexte où le taux de prévalence qui augmente sans cesse est aggravé en partie par le comportement irresponsable noté de plus en plus chez les couples.
Dans ce contexte particulier, la Coalition de la communauté des affaires contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (GBC) a lancé au Kenya, un projet de 5,4 millions de dollars US visant à intensifier le porte à porte pour un dépistage massif du SIDA et à fournir une combinaison de médicaments pour le traitement des personnes infectées.
A noter que ce même vendredi le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a lancé à Nairobi la campagne du porte à porte pour le dépistage du SIDA, dans le cadre d'un effort à grande échelle visant à faire baisser le taux de mortalité de cette maladie.
Les chiffres du ministère de la Santé indiquent que les 1,2 millions de personnes infectées par le VIH au Kenya ne prennent pas des anti-rétroviraux tels que la septrin, parce qu'elles ignorent qu'elles sont séropositives.
Il y aurait environ 250.
000 patients éligibles à la thérapie anti-rétrovirale (ART) au Kenya mais qui n'ont pas accès au traitement, d'après le dernier recensement en date réalisé par le gouvernement en 2007.
Au moins 80.
000 autres patients ont bénéficié d'un traitement parallèle financé par des organismes internationaux.

17 avril 2009 23:16:00




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