Pétition des femmes-mineurs pour un soutien de l'UA

Lusaka- Zambie (PANA) -- Des femmes-mineurs regroupées au sein d'un organisme continental, le Réseau des femmes-mineurs africaines, ont demandé aux dirigeants africains réunis à Syrte (Libye) pour les besoins du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, de leur apporter un soutien en capitaux et matériel.
Namakau Kaingu, qui est chargée de coordonner les activités du réseau en Afrique australe, a suggéré lundi que les dirigeants du continent profitent de leur rencontre en Libye pour mettre en pratique ce qu'ils avaient prévu au moment de la création du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).
Elle a expliqué que les femmes africaines étaient prêtes à saisir les opportunités dans le domaine de l'industrie minière de leurs pays, mais elles ne pourront le faire sans des investissements suffisants en termes de capitaux et la mise à disposition des équipements lourds indispensables aux activités dans le secteur minier.
Mme Kaingu a fait observer que depuis longtemps les gouvernements du continent promettent régulièrement aux femmes-mineurs une aide sous forme de capitaux et de matériel, mais jusqu'ici rien de concret n'a été fait à ce sujet, même si certains gouvernements étrangers acceptent d'apporter leur soutien aux femmes-mineurs en leur accordant des financements et des équipements.
La majeure partie des femmes du continent, qui travaillent aujourd'hui dans le secteur minier, sont essentiellement dans les pierres précieuses où les activités minières peuvent se faire avec des instruments rudimentaires.
Cependant, Mme Kaingu note que même si les besoins en capitaux sont moins importants que ceux relatifs à l'exploitation des métaux de base comme le cuivre, les personnes concernées ont toujours besoin de compétences dans des domaines tels que la gémmologie et la commercialisation des pierres précieuses et semi-précieuses.
Les femmes-mineurs ont besoin d'une formation supplémentaire dans le domaine de la conservation de l'environnement, de la sécurité dans les mines et de la protection de la santé des travailleurs qui extraient les pierres des roches.
Mme Kaingu, qui siège au bureau du Réseau des femmes-mineurs africaines, fait aussi partie des pionnières ayant oeuvré à la mise sur pied d'un groupe de coordination destiné aux femmes- mineurs de son pays, la Zambie.

05 juillet 2005 10:57:00




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