Pas de plantation au Gabon pour une main-d'oeuvre enfantine

Libreville- Gabon (PANA) -- Le Gabon ne dispose pas de plantations qui nécessiteraient le recours à une main d'oeuvre enfantine, a déclaré jeudi à Libreville le ministre d'Etat gabonais en charge de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de la Décentralisation, M.
Antoine Mboumbou Miyakou.
S'exprimant au sujet du bateau nigérian "Etinemo" affrété par un Béninois et ayant à son bord 167 immigrants clandestins, dont 27 enfants accompagnés de leurs parents, M.
Miyakou a dit que le Gabon, Etat souverain, a souscrit aux principes fondamentaux régissant les chartes de l'ONU et de l'OUA.
De même, a-t-il poursuivi au cours d'un point de presse, ce pays a adhéré aux conventions sur le travail forcé ainsi qu'à celles relatives à l'interdiction des pires formes du travail des enfants et à l'action immédiate en vue de leur élimination.
La volonté affirmée de protéger la jeunesse, a indiqué le ministre d'Etat, a conduit le Gabon à souscrire à la Convention sur les droits de l'enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant.
Cette démarche volontariste et constante, épouse les réalités gabonaises qui interdissent et condamnent le retrait d'un enfant de la protection de ses parents quel que soit son âge pour en faire un objet de vente, a-t-il précisé.
"Dans notre pays, l'être humain n'a jamais été une valeur marchande", a-t-il encore dit, ajoutant que cette philosophie a du reste été reprise par le législateur, notamment dans la Constitution gabonaise, le Code du travail et le Code pénal.
"Aussi, la république gabonaise, consciente des méfaits de ce fléau des temps modernes qu'est le trafic des enfants, marque sa détermination à lutter contre ce trafic odieux et vient d'adopter une plate-forme comme moyen d'action et de mettre en place une commission interministerielle chargée de sa mise en oeuvre".
Contrairement aux "allégations d'une presse internationale qui l'indexe", le Gabon reste "un pays d'accueil pour toute personne désireuse d'y séjourner, dès lors qu'elle respecte ses lois et reglements", a conclu M.
Mboumbou Miyakou.
Avant le refoulement de ces immigrants clandestins de nationalités béninoise, togolaise, malienne, burkinabé, ghanéenne, ivoirienne, nigérienne, sierra leonnaise et guinéenne, dans des conditions humanitaires, le Gabon avait déjà dégagé les moyens nécessaires à leur accueil et a même informé leurs représentations diplomatiques respectives.

19 avril 2001 21:38:00




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