Paris rejette la nationalisation de deux banques françaises par Gbagbo

Paris, France (PANA) – La décision du président sortant ivoirien, Laurent Gbagbo, de nationaliser les filiales ivoiriennes de deux banques françaises n’a pas d’effet en droit puisqu’elle émane d’autorités qui ne sont pas légitimes, a déclaré vendredi à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

S’exprimant lors d’un point de presse, M. Valero a condamné la nationalisation de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie en Côte d’Ivoire (BICICI, filiale de BNP Paribas) et de la Société générale de banque en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale).

"La France réitère sa condamnation de toutes les violences et menaces exercées contre les institutions financières et les opérateurs économiques en Côte d’Ivoire et toutes les violences et menaces contre les civils", a-t-il martelé.

Pour le porte-parole du Quai d’Orsay, la situation "dramatique actuelle" en Côte d’Ivoire est due au fait que Laurent Gbagbo tente de se maintenir au pouvoir par la force, en dépit du choix souverainement exprimé par le peuple ivoirien lors du scrutin du 28 novembre en faveur du candidat de l'opposition, Alassane Ouattara.

"Ce sont les forces de M. Gbagbo qui menacent les opérateurs économiques et qui ont occupé les agences ivoiriennes de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ceci a provoqué une crise majeure de liquidités et l’impossibilité pour les établissements bancaires de poursuivre leurs activités dans les conditions de sécurité", a estimé M. Valero.

Plusieurs banques ivoiriennes et étrangères ont fermé ces derniers jours leurs guichets, estimant que les conditions de sécurité et l’absence d’une réglementation claire ne leur permettent plus de continuer les prestations habituelles.

-0- PANA SEI/TBM/SOC  18février2011

18 février 2011 18:56:43




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