Ouverture du sommet de l'UA à Addis-Abeba

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA)   - La 16ème session ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) s'est ouverte ce dimanche à Addis-Abeba, sur une réunion à huis-clos précédant la cérémonie d'ouverture officielle, a constaté la PANA dans la capitale éthiopienne.

Comme prévu, la crise en Côte d'Ivoire et la transformation prévue de la Commission de l'UA en une Autorité de l'UA figurent en bonne place dans les questions qui seront débattues.

Les dirigeants africains doivent lever les derniers obstacles à la formation d'une Autorité de l'Union africaine, pour remplacer la Commission, mais la structure de cette Autorité a fait l'objet de débats houleux.

Une proposition de transmettre tous les pouvoirs exécutifs de l'UA à l'Autorité de l'UA a rencontré une forte opposition de la part de plusieurs dirigeants africains, qui soutiennent qu'une telle mesure remettrait en cause la souveraineté de leurs nations.

Des dizaines de dirigeants africains, dont les présidents sud-africain Jacob Zuma et nigérian Goodluck Jonathan, sont présents au sommet.

Le président français, Nicolas Sarkozy, nouveau président du G8, doit s'adresser au sommet lundi.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, doit remplacer à la tête de l'organisation son homologue du Malawi, Bingu wa Mutharika, qui avait fait de l'autosuffisance alimentaire en Afrique sa priorité durant son mandat.

Le sommet va également discuter du rapport de la Commission des chefs d'Etat et de gouvernement sur le changement climatique. Les membres de cette Commission sont l'Algérie, la République démocratique du Congo (RDC), l'Ethiopie, le Kenya, Maurice, le Mozambique, le Nigeria et l'Ouganda.

Egalement au programme du 16ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement figure l'examen du rapport du président de la Commission aux chefs d'Etat et de gouvernement de la mise en oeuvre du NEPAD.

Un des programmes du NEPAD est le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP), un instrument d'auto-surveillance de la Bonne gouvernance sur le continent.

Les autres sujets qui seront débattus seront les rapports sur les réformes des Nations unies.

Par ailleurs, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en s'exprimant hier soir lors d'un mini-sommet de l'UA organisé pour discuter de la crise en Côte d'Ivoire, a préconisé une position africaine commune sur le départ du président sortant, Laurent Gbagbo.

"Notre premier devoir est envers le peuple de Côte d'Ivoire. Nous avons une obligation de rester fermes et unis et d'indiquer aux peuples africains que notre engagement dans nos principes est réel", a déclaré Ban Ki-moon, dans son signal le plus fort jusqu'ici de la nécessité de faire partir M. Gbagbo du pouvoir.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a exclu un éventuel usage de la force pour faire partir le président sortant ivoirien en déclarant: "l'usage de la force est la dernière chose à faire. L'usage de la force pourrait être un acte de lâcheté".

Ban Ki-moon a invité le président déclaré vainqueur de la présidentielle du 28 novembre dernier par la Commission électorale indépendante (CEI), Alassane Ouattara, à prendre immédiatement le contrôle de la situation et à former un gouvernement d'union nationale avec les partisans de M. Gbagbo.

"Nous devons garder une position commune, agir ensemble et nous opposer fermement à la tentative de M. Gbagbo de s'accrocher au pouvoir par la force", a déclaré Ban Ki-moon.

Le sommet de l'UA doit annoncer la composition d'un panel de cinq dirigeants africains chargés d'aider à la résolution de la crise en Côte d'Ivoire.

-0- PANA AO/VAO/FJG/TBM/IBA 30jan2011

30 janvier 2011 11:06:40




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