Ouverture du 10ème sommet du MAEP

Addis Abeba- Ethiopie (PANA) – Le 10ème sommet du -Mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP) a débuté samedi à Addis-Abeba, en Ethiopie, en présence de plusieurs chefs d’Etat africains, avec comme points focaux le renouvellement du Panel des Eminentes personnalités et le financement de la structure.
Selon le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, qui s’exprimait à l’ouverture de la séance en sa qualité de président du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement des pays participant au MAEP, "le but ultime de ce mécanisme est d’aider les pays à améliorer les processus décisionnels, à adopter les meilleures pratiques qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, et à se conformer aux normes et standards internationaux, tout en impliquant toutes les parties prenantes du pays".
Il a trouvé très encourageant le fait que les adhésions au MAEP se soient multipliées, passant de 10 pays pionniers en 2003 à 29 pays en 2008.
De ce fait, estime-t-il, "plus de 75% de la population du continent a volontairement accédé à cette initiative innovante d’auto-évaluation de la gouvernance qui est continuellement acclamée par le monde entier".
De même, a fait savoir le Premier ministre éthiopien, le rythme de progression des évaluations s’est beaucoup amélioré en 2008, où quatre pays ont été évalués contre cinq de 2003 à 2007, ce qui porte le nombre de pays évalués à 9, à savoir le Ghana, le Rwanda, le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Algérie, le Bénin, l'Ouganda, le Nigeria et le Burkina Faso.
Pour M.
Zenawi, il ne fait aucun doute que le MAEP apporte une réelle plus- value aux efforts entrepris en faveur de la bonne gouvernance et du développement socio-économique en Afrique.
Cependant, il estime que de nombreux défis restent à relever, notamment celui du financement du MAEP.
Sur ce chapitre, il exhorte les pays membres à remplir leurs obligations financières afin "de sauvegarder l’appropriation de ce processus pour l’Afrique".
Le Premier ministre éthiopien a lancé un appel aux pays membres pour qu’ils soutiennent l’élan du MAEP, ajoutant que si le MAEP veut être crédible et efficace, il lui faut être transparent et participatif, et engager toutes les parties prenantes du pays dans la mise en œuvre du Programme national d’action, ce qui doit être fait avec professionnalisme, dans la transparence et dénué de toute manipulation politique.
Pour sa part, le président du Panel des Eminentes personnalités du MAEP, le Professeur Adebayo Adedeji, a fait part de sa préoccupation face à l’absence générale de progrès dans certains pays qui ont accédé au mécanisme, mais n’ont pas encore entamé sa mise en œuvre.
Il a demandé aux Etats de se mettre au service de cet "idéal de bonne gouvernance qui devrait permettre d’aboutir à la stabilité politique, à une croissance économique élevée, à un développement durable et à une intégration économique régionale et continentale accélérée".

31 janvier 2009 16:35:00




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