Ouverture à Lusaka d'un atelier de l'UNESCO sur les medias

Lusaka- Zambie (PANA) -- Un atelier régional de l'UNESCO, d'une durée de cinq jours, à l'intention des agences de presse nationales en Afrique australe, s'est ouvert lundi, à Lusaka.
Le représentant régional de l'UNESCO, Gervasio Kaliwo, a déclaré que la rencontre permettra aux participants de placer les agences nationales de presse dans une perspective appropriée, dans le cadre du paysage médiatique des différents pays.
"Nous allons nous interroger sur la viabilité des agences nationales de presse et sur leurs produits.
A l'issue de l'atelier, nous devrions pouvoir développer des stratégies susceptibles d'aider les agences de presse à redéfinir leurs rôles dans un nouvel environnement de collecte et de distribution de l'information", a expliqué Kaliwo.
Il a indiqué que le but principal de l'atelier était de promouvoir l'égalité d'accès à l'information, la liberté d'expression et le renforcement du pluralisme et de la diversité des idées.
Le fonctionnaire de l'UNESCO a précisé que les médias indépendants et pluriels en Afrique, se battaient pour leur survie en Afrique, par manque de correspondants dans toutes les régions de leurs pays respectifs.
"Ce rôle doit être celui des structures nationales de collecte et de distributiion de l'information.
Et c'est dans un tel cadre conceptuel que se tient l'atelier", a ajouté Kaliwo.
Dans son discours, la ministre de l'Information et des Services de Radio-Télédiffusion, Mutale Nalumango, a déclaré que l'information et la connaissance, étaient les principaux éléments de toute transformation sociale, et que "toute nation qui ignore le rôle central de l'information dans le développement national, le fait à son détriment".
"Les agences nationales d'information, tout comme les autres structures de collecte et de distribution de l'information sur le continent africain, sont des espèces en voie de disparition et doivent donc être protégées", a dit Mme Nalumango.
La ministre a déploré le fait que les agences d'information, qui faisaient la fierté du continent africain, aient été négligées au point de disparaître et a donné l'exemple de SHIHATA, l'agence tanzanienne d'information.
"Depuis l'introduction des politiques de libéralisation en Afrique, les agences d'information ont perdu leur rôle traditionnel", a dit Nalumango.
L'atelier va procéder à des études de cas présentées par les agences nationales d'information, afin d'évaluer leurs problèmes et d'identifier d'éventuelles solutions.
Le représentant résident du PNUD, Olubanke King-Akerele, le directeur général de PANAPRESS Babacar Fall, et des directeurs d'agences d'information de l'Afrique australe devraient présenter des contributions au cours de l'atelier.

11 août 2003 21:20:00




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