Ouverture à Bamako d'un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la justice

Bamako, Mali (PANA) - Le système de gestion des informations sur les violences basées sur le genre (Vbg) d’Onu-Femmes a enregistré en 2015 au Mali, 1284 cas dont 292 cas de déni de ressources et d’opportunités et 288 cas d’agression physique, a appris la PANA jeudi, à l’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la justice pour qu’ils appréhendent mieux le phénomène des Vbg, sanctionner sévèrement les auteurs et soutenir les victimes.

Selon le représentant permanent d’Onu-Femmes au Mali, Maxime Houinato, il a été aussi enregistré 234 cas de violence psychologique, 233 cas de viol et 192 cas de mariage forcé. Pour la même période, trois cas d’assassinat ont été enregistrés, alors que 370 incidents de Vbg ont été perpétrés dans un contexte conjugal. Ces données comportent 168 incidents à caractère abus sexuel sur les enfants, 154 incidents de mariage précoce, 38 incidents d’exploitation sexuelle et 18 incidents d’esclavage sexuel.

Pour Maxisme Houinato, les professionnels du droit et les auxiliaires de justice sont des acteurs privilégiés dans le cadre de la prévention et de la prise en charge des survivants. « Ils sont des acteurs incontournables dans la lutte contre l’impunité. Il est donc important qu’ils soient munis d’outils et de formation nécessaireS pour assurer une bonne prise en charge », a-t-il expliqué, précisant qu’il s’agit surtout pour ces acteurs de mesurer leurs rôles et responsabilités dans le cadre de la promotion des Femmes.

De son côté, le ministre malien de la Justice et des Droits de l’homme, Mme Sanogo Aminata Mallé, a rappelé que le Mali s’est doté d’un cadre juridique adéquat pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Elle a reconnu que l’un des défis majeurs reste l’application effective des textes relatifs à la lutte contre ces violences. Elle a assuré que le gouvernement malien, conformément aux orientations des plus hautes autorités, poursuivra la lutte contre les atteintes aux droits de l’homme en général, et les violences faites aux femmes et aux filles en particulier.

« Les violations graves des droits de l’homme consécutives à la crise ne resteront pas impunies », a-t-elle conclu, espérant que l’atelier permette de dégager les meilleures stratégies de prise en charge des violences basées sur le genre.
- 0 - PANA GT/BEH/SOC 25fév2016

25 février 2016 18:13:03




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