Offre de paix mitigée du FNL au gouvernement de Bujumbura

Bujumbura- Burundi (PANA) -- Le Front national de libération (FNL, rébellion armée du Burundi) a réitéré mercredi son offre d'aller à la table des négociations d'un cessez le feu avec le gouvernement de Bujumbura, tout en se réservant le droit de rester sur la défensive pour combattre toute agression d'où qu'elle vienne.
La déclaration du leader du FNL, Agaton Rwasa, intervient au lendemain d'une consultation à Dar Es-Salaam avec le chef de l'Etat tanzanien, Benjamin Mkapa.
Le chef de l'Etat tanzanien a été chargé dernièrement par un sommet régional des présidents membres d'une initiative de paix pour le Burundi de fournir ses bons offices auprès du dernier mouvement rebelle encore actif afin de l'amener à la table des négociations d'une paix définitive avec le pouvoir de Bujumbura.
A la présidence de la République burundaise, on indique qu'une première prise de contact entre le patron du FNL et le chef de l'Etat, Domitien Ndayizeye, pourrait même intervenir dés la semaine prochaine en Tanzanie.
Il reste néanmoins difficile de savoir le véritable état d'esprit des belligérants qui ne se donnent pas encore de repos comme dans la nuit de mercredi où l'armée régulière affirme avoir déjoué, in extremis, une attaque du FNL contre les faubourgs du Nord-Est de Bujumbura.
Un obus de mortier attribué au FNL s'est écrasé sur une habitation du quartier résidentiel de Mutanga, au Nord de Bujumbura blessant trois des locataires du lieu, a t-on appris de source administrative.
Le leader du FNL, Agaton Rwasa a encore rappelé mercredi par l'intermédiaire des médias locaux que la volonté manifeste de son mouvement d'arrêter la guerre a été déjà exprimée depuis avril de l'année dernière.
"Seulement, l'autre partie belligérante, (le gouvernement) a mal interprété la chose en croyant à tort que nous n'étions plus capables de nous défendre ou de combattre", a souligné Rwasa, en ajoutant que l'adversaire "fait tout pour nous exterminer".
"Notre volonté de faire la paix est toujours là", a ajouté Rwasa, en maintenant la balle dans le camp gouvernemental qui doit manifester le même engagement à cesser les hostilités par une solution négociée politiquement.
Le FNL, mouvement rebelle à dominante Hutu, a longtemps refusé de négocier la paix avec le régime de Ndayizeye en tant que membre de la même ethnie majoritaire au Burundi.
A la place, il demandait de faire plutôt la paix avec des leaders de l'ethnie minoritaire des Tutsi.
Le FNL a toujours maintenu que le conflit burundais est de nature purement ethnique et doit se résorber à travers des négociations entre Hutu et Tutsi.

27 avril 2005 22:21:00




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