ONU: Guterres salue le pouvoir transformateur de l'autonomisation économique des femmes

New York, Etats-Unis (PANA) - Exaltant les avantages de l'autonomisation économique des femmes, tant pour les économies que pour les sociétés dans leur ensemble, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a encouragé les gouvernements, le secteur privé, les institutions multilatérales et d'autres pays à prendre des mesures pour assurer la participation pleine et égale des femmes dans l'économie.

"L'autonomisation économique des femmes contribue à des économies plus stables et résilientes et à des sociétés plus pacifiques", a déclaré M. Guterres, mardi, dans ses remarques à la réunion du Groupe de haut niveau sur l'autonomisation économique des femmes, tenue au siège de l'ONU.

"C'est aussi une condition nécessaire à la réalisation des Objectifs de développement durable", a-t-il ajouté, se référant à l'ensemble des Objectifs que les dirigeants mondiaux se sont engagés à atteindre d'ici 2030 pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous.

L'événement de mardi, intitulé "Ne laisser personne en rade: actions et engagements pour l'autonomisation économique des femmes", devait faire avancer les recommandations formulées par le Comité de haut niveau dans un rapport publié en mars de cette année.

Le rapport a souligné que le renforcement de l'autonomisation économique des femmes doit se faire de manière à ne laisser personne derrière, en particulier les femmes les plus marginalisées au bas de l'échelle. Il a également reconnu que les inégalités entre les sexes persistent dans le monde entier, mais elles peuvent être surmontées si les obstacles sont éliminés.

Dans ses remarques, M. Guterres a noté qu'aujourd'hui, seulement 50% des femmes en âge de travailler vivent dans la population active, contre 77% des hommes. En outre, les femmes ont tendance à se concentrer également dans l'emploi informel et précaire et elles sont payées en moyenne 23% moins que les hommes et entreprennent au moins deux fois et demi plus de travail ménager et de soins non rémunérés.

"Ce n'est pas seulement un préjudice pour les femmes, mais cela représente une perte pour la société dans son ensemble", a-t-il déclaré lors de la réunion, qui comprenait la participation du Premier ministre bangladais, Sheikh Hasina, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde et la directrice exécutive des Nations unies Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka.
-0- PANA MTA/TBM/IBA  20Sept2017

20 septembre 2017 15:03:21




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