ONU : La FAO lance un «livre de poche» sur la nutrition

New York, Etats-Unis (PANA) - L'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié lundi un livre de poche complet contenant des données liées à la nutrition couvrant toutes les régions du monde, en prélude à la deuxième Conférence internationale sur la nutrition (ICN2) qui aura lieu à Rome, cette semaine.

Le livre de poche intitulé : "L’alimentation et la nutrition en chiffres», est consacré à l'état de la nutrition dans le monde entier et offre des données mettant en évidence les tendances sur les  carences en micro-nutriments, l'obésité et les maladies non transmissibles de 1990 à nos jours.

Le Directeur adjoint de la Division des statistiques de la FAO, Josef Schmidhuber, a déclaré dans un communiqué : "Le livre de poche est une référence utile pour les décideurs, car il donne un aperçu des divers aspects de la nutrition aux niveaux national, régional et mondial ".

Le livre de poche offre également des indicateurs sur les liens entre la nutrition, la santé et l’environnement, a-t-il affirmé, notant que "les lecteurs qui peuvent accéder au petit livre sur leurs appareils mobiles via une application, peuvent trouver des données sur les prix des denrées alimentaires, la consommation alimentaire, les émissions de carbone liées à l'agriculture et l'utilisation des terres, entre autres".

Il a également indiqué que de petites versions imprimées de poche seront distribuées aux délégations qui assisteront à l’ICN2 afin qu'elles puissent comparer les données des pays au cours de la Conférence et informer les décideurs politiques une fois rentrés.

«Nous vivons dans un monde d'abondance et il est remarquable de voir à quel point la production de l’agriculture vivrière a augmenté au cours des dernières décennies", a-t-il dit.

"Mais ce qui est tout aussi remarquable, c’est que dans ce monde d'abondance, nous avons encore 800 millions de personnes qui ne consomment pas assez de calories et 2 milliards qui ne mangent pas bien, d’où l’importance de cette Conférence», a ajouté Schmidhuber.

Cependant, la Directrice de la Division de la nutrition de la FAO, Anna Lartey, a averti qu’ "un pays qui ne fait pas attention à la nutrition de ses citoyens le paiera cher en termes de frais de santé et de perte de productivité, ce qui peut réduire considérablement son développement économique".

Mme Lartey a déclaré que le recueil de données montre que même si des progrès ont été réalisés dans la réduction du pourcentage de personnes souffrant de la faim dans le monde, deux milliards de personnes sont encore micro-déficientes en éléments nutritifs, ce qui signifie qu'elles ne possèdent pas les vitamines et minéraux nécessaires pour mener une vie saine et de production.

"Mais on constate une augmentation des déchets alimentaires et de l'obésité à l'échelle mondiale, ce qui signifie que le monde produit beaucoup plus de nourriture que nécessaire, laissant des empreintes profondes sur les ressources, en termes de terre et d'eau, d’émissions de carbone, de dégradation de l'environnement et d'autres aspects de la production alimentaire", a-t-elle souligné.

Plus de 100 ministres et représentants de la société civile se réuniront du 19 au 21 novembre au siège de la FAO à Rome pour ICN2, où ils adopteront la Déclaration de Rome sur la nutrition et un cadre de 60 points d'action destinés à guider les engagements politiques nationaux.

Ils devraient également étudier les documents sur résultats qui doivent être approuvés lors de la Conférence et qui vont pousser les pays à prendre des mesures pour traduire leurs engagements pour la nutrition en actions. Leurs discussions devraient alimenter les travaux de la Conférence.

Co-organisée avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'ICN2 réunira les ministères, les organismes et les organisations compétents pour identifier les priorités dans le cadre d’une meilleure coopération internationale sur la nutrition.

Selon la FAO, l'économie mondiale, les systèmes alimentaires et l'état nutritionnel des populations ont beaucoup changé depuis la première Conférence mondiale sur la nutrition en 1992.

L'agence a déclaré qu’un nouveau cadre de politique et des réponses plus appropriées sont nécessaires, étant donné que plus de la moitié de la population mondiale est touchée par la malnutrition.
-0- PANA AA/AR/AKA/IS/SOC 17nov2014

17 novembre 2014 19:47:13




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