Nouvelles recommandations de l’OMS pour la prévention et le traitement du SIDA en Afrique

Brazzaville, Congo (PANA) – Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique, le Dr Luis Sambo, a proposé mercredi à Brazzaville un ensemble de mesures à l’intention des pays africains, dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles recommandations de l’OMS concernant l’utilisation de la Thérapie antirétrovirale (TAR) pour la prévention et le traitement du VIH.

Les recommandations du Dr Luis Sambo sont contenues dans un rapport présenté aux ministres de la Santé de la région africaine de l’OMS à la 63ème session du comité régional qui se tient actuellement dans la capitale congolaise.

Les nouvelles recommandations de l’OMS, publiées en juin 2013, prônent, notamment, le traitement précoce des Personnes vivant avec le VIH et la promotion du traitement des enfants de moins de cinq ans infectés par le virus, ainsi que des femmes enceintes ou allaitantes.

Elles sont susceptibles de renverser la tendance de l’épidémie du VIH, si elles sont appliquées intégralement par les Etats membres.

Le nombre de personnes nécessitant des TAR en Afrique augmenterait de 53 pc, passant de 12,4 millions à 19 millions, ce qui nécessiterait un financement additionnel d’un milliard de dollars américains par an, selon le rapport du directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Pour boucler ce financement, le Dr Luis Sambo propose que les Etats affectent davantage de fonds à leurs propres programmes nationaux de lutte contre le VIH, tout en mobilisant les fonds provenant des sources nationales et internationales.

Pour bénéficier au maximum des avantages liés à l’introduction de ces recommandations, il faudra faire passer le test à davantage de personnes et mettre sous traitement celles qui seront testées positives.

Cela constitue un énorme défi à relever dans une région où plus de la moitié des Personnes vivant avec le VIH ignorent leur statut sérologique; et beaucoup de ceux qui font le test commencent le traitement lorsque leur système immunologique est considérablement affaibli.

Pour y remédier, le directeur régional propose que les pays améliorent et renforcent leurs programmes de lutte contre le VIH pour intensifier le traitement.

Cela peut être fait, notamment, en mettant en place des groupes de travail chargés de donner des conseils sur l’adaptation et la mise en œuvre des recommandations de l’OMS, en viellant à ce que les personnes infectées soient identifiées et placées sous traitement et en intensifiant le dépistage et l’accompagnement psychologique auprès du grand public.

Pour rapprocher les services du TAR des populations, les pays devraient décentraliser les services de lutte contre le VIH et les installer dans les lieux de soins primaires, afin d’améliorer l’accès et l’équité.

Il conviendrait également d’intégrer dans les services de lutte contre le VIH des services de santé maternelle et infantile, des services de lutte contre la tuberculose, des centres d’IST et d’autres services généraux de santé.

De plus, les pays devraient renforcer les soins et le traitement du VIH en tant que cours dispensés dans les institutions de formation médicale; former tous les travailleurs de la santé, y compris les travailleurs de santé communautaire pour gérer le VIH comme maladie chronique et mettre à jour leur liste de médicaments essentiels en y intégrant les traitements nouvellement recommandés.

Selon Luis Sambo, l’application intégrale des nouvelles recommandations de l’OMS prônant le traitement précoce du VIH permettra de sauver davantage de vies et de réduire le nombre de nouvelles infections dans la région africaine.
-0- PANA MB/JSG/IBA 04sept2013

04 septembre 2013 10:12:24




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