Nouveau report du procès des Bulgares

Tripoli- Libye (PANA) -- Le procès des six Bulgares, (un médecin et cinq infirmières), accusés d'avoir inoculé le SIDA à près de 400 enfants libyens à l'hôpital pédiatrique de Benghazi (1.
050 km à l'est de Tripoli), a été de nouveau reporté au 22 décembre prochain.
La Cour du peuple, statuant sur cette affaire, a décidé à la surprise générale, le report du verdict alors qu'elle avait fixé, lors de son audience du mois de juin 2001, le 22 septembre comme date définitive pour annoncer son verdict.
Un médecin palestinien et neufs libyens comparaîtront également dans cette affaire.
"Il s'agit d'un procès très compliqué qui nécessite une profonde étude de toutes les pièces et documents.
C'est pourquoi la Cour a jugé qu'il est important d'accorder plus de temps pour étudier cette affaire qui a plusieurs dimensions", a déclaré Me Othman Bizanti, un avocat libyen qui assure la défense des six ressortissants bulgares à côté d'un avocat bulgare.
Le parquet qui avait accusé les prévenus "d'homicide volontaire et de déstabilisation de la société libyenne, une accusation passible de la peine capitale, avait réclamé de lourdes peines à l'encontre de tous les accusés qui ont contaminé les 410 enfants libyens et terrorisé la société libyenne.
Vingt trois des enfants sont déjà morts, rappelle-t-on.
Il a également accusé les neuf libyens de négligence parce qu'ils n'ont pas, entre autres griefs, informé les parents des enfants contaminés.
19 femmes, parmi les mères des enfants malades, ont été contaminées.
Des parents des enfants, des prévenus, des représentants de la presse locale et internationale, des diplomates, notamment ceux de l'ambassade bulgare à Tripoli, le bureau des Nations Unies en Libye et des organisations des droits de l'homme étaient présents dans la salle d'audience, a constaté le correspondant de la PANA.
La révélation de cette affaire avait entraîné à l'époque le limogeage du secrétaire du Comité populaire général libyen (ministre) de la Santé, M Souleiman Al Ghamari.
La contamination des enfants a eu des conséquences dramatiques, notamment la transmission enfants-mères du VIH/SIDA, et des divorces, rappelle-t-on.
En avril dernier, au sommet africain sur le SIDA, à Abuja, le guide de la révolution libyenne, le Colonel Mouammar Kadhafi, avait accusé publiquement des parties étrangères qu'il n'avait pas nommées, d'avoir commandité la contamination des enfants libyens.

22 septembre 2001 18:44:00




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