Niger: Il est temps de marquer une pause pour évaluer la mise en œuvre du système LMD (Déclaration)

Niamey, Niger (PANA) – La mise en œuvre du système LMD (Licence-Master-Doctorat), commencé il y a huit ans au Niger, doit être évaluée, a estimé, mercredi, le ministre nigérien de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, M. Yahouza Sadissou.

« Il est temps de marquer une pause et d'évaluer cette mise en œuvre du LMD. Quels sont les atouts? Quelles sont les faiblesses? Et qu'est-ce qu'il faut faire pour corriger ses faiblesses? Et pour cela nous allons mettre en place un comité à qui nous allons confier cette responsabilité», a déclaré le ministre Yahouza Sadissou lors d’une rencontre avec les différents recteurs des Universités publiques du pays.

Cette rencontre, estime-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur, entre dans le cadre de l'engagement du gouvernement à réformer et à assainir le secteur de l'Education, notamment le sous-secteur de l'Enseignement supérieur.

Plusieurs points dont la mise en œuvre du système LMD (Licence-Master-Doctorat), la question d'orientation des nouveaux bacheliers et la question de l'adéquation entre le marché de l'emploi et les filières, étaient à l'ordre du jour de cette rencontre.

Evoquant la question d'orientation des étudiants - post-bac, le ministre en charge de l'Enseignement supérieur a précisé qu'à partir de cette année, il y aura une régularisation de cette question. « Cette question d'orientation et d'inscription des étudiants nous coûte excessivement cher parce que le plus souvent c'est une ruée vers le privé, alors que nous avons beaucoup d'universités, ce que je ne trouve pas normal », a-t-il expliqué.

Parlant des textes qui régissent les universités publiques, le ministre Yahouza Sadissou a souligné la nécessité de les revoir en rapport avec les réformes et l'assainissement engagés. Pour ce faire, la collaboration entre les Universités publiques du Niger et la tutelle est indispensable.

«Nous devons créer toutes les conditions pour renforcer la collaboration entre le ministère et les Universités publiques. C'est de cette façon simplement que nous pouvons réussir ces réformes et cet assainissement engagés par le gouvernement », a-t-il ajouté.

Il y a également la question de la création et de la multiplication des filières. Selon le ministre, l'encadrement de la création des filières aidera à mieux assainir l'Enseignement supérieur.

Par ailleurs, M. Yahouza Sadissou a rappelé que le sous-secteur de l'Enseignement supérieur est confronté à de multiples problèmes depuis plusieurs années, ce qui compromet gravement son épanouissement, donc le développement du pays. « Aucun pays ne peut se développer sans s'adosser sur un Enseignement supérieur et une recherche fondamentale et appliquée de qualité », a-t-il expliqué.

Par le passé, beaucoup de rencontres ont diagnostiqué les problèmes qui assaillent l'Enseignement supérieur et des propositions de solutions en ont été faites. Malheureusement cela n'a pas été suivi d'application et les problèmes ont continué à s'accumuler.

«Devant cette situation, le gouvernement ne peut pas fermer les yeux. Nous avons le devoir d'agir pour arrêter l'hémorragie. C'est dans ce contexte que nous avons pris un certain nombre de mesures pour assainir la vie dans les différents campus universitaires, en vue de mieux garantir la sécurité des membres de la communauté universitaire», a dit le ministre à l'endroit des recteurs des Universités publiques du Niger.

« Le président de la République et le Premier ministre attachent du prix à la réussite des réformes et de l'assainissement engagés dans le domaine de l'Education et notamment dans le sous-secteur de l'Enseignement supérieur, qui nous concerne», a insisté le ministre Yahouza Sadissou.
-0- PANA SA/BEH/IBA 06juin2018

06 Junho 2018 13:38:33




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