Nelson Mandela dit au revoir au parlement sud africain

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- L'Afrique du Sud doit être "fière de sa transition vers une démocratie multiraciale" a souligné ce lundi, l'ancien président Nelson Mandela qui s'adressait pour la dernière fois au parlement sud africain.
L'homme d'Etat âgé de 85 ans, a fait ses adieux au parlement à l'occasion du 10e anniversaire de son investiture, en tant que premier président sud africain démocratiquement élu.
M.
Mandela a récemment annoncé qu'il se retirerait pratiquement de la vie publique alors que les spéculations vont bon train sur son état de santé.
Tirant à boulets rouges sur les Etats-Unis et la Grande Bretagne, M.
Mandela a dit que les succès politiques de l'Afrique du Sud durant cette décennie passée, étaient une source d'inspiration pour un monde rendu cynique par la guerre en Irak.
"Nous regardons deux parmi les plus grandes démocraties, deux nations du monde libre, s'engager dans une guerre que les Nations Unies n'ont pas autorisée.
Nous voyons comment les pays puissants - tous des démocraties - manipulent les organismes, au grand désavantage et à la grande souffrance des nations plus pauvres" a-t-il fait remarquer.
M.
Mandela a dit que l'Afrique du Sud avait pris un chemin différent et avait réussi sa transition vers la démocratie "parce qu'elle était préparée à accepter la capacité inhérente à accepter ce qui est bon en l'autre".
M.
Mandela a aussi rendu hommage à son successeur Thabo Mbeki dont les réalisations en tant que président et leader national, sont "l'incarnation de ce dont notre nation est capable".
Le dernier président blanc de l'Afrique du Sud, FW de Klerk, qui a partagé le Prix Nobel de la paix avec Mandela en 1994, s'est également adressé au parlement et a dit que M.
Mandela avait montré au pays, comment se serrer les coudes pour régler ses problèmes.
Mais l'apparition de M.
De Klerk devant le parlement a mis en colère certains hommes politiques.
Les Démocrates indépendants ont notamment accusé le Congrès national africain (ANC) de discréditer l'événement en violant les règles du parlement.
"Les démocrates indépendants protestent pour une question de principes, contre le fait d'installer un nouveau parlement en discréditant nos célébrations des 10 ans de la démocratie via un mépris total pour les règles et la dignité d'une institution centrale à notre démocratie" a dénoncé Patricia de Lille, leader de cette formation.

10 mai 2004 12:22:00




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