Nécessaire coopération du Soudan à un déploiement rapide de l'UNAMID

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- La coopération des autorités soudanaises est indispensable à un déploiement rapide et efficace de la mission hybride UA/ONU au Darfour (UNAMID), a déclaré mardi en fin de journée le chef des opérations de la mission hybride UA/ONU au Darfur, le général Henry Anyidoho.
Anyidoho, qui est également un représentant spécial adjoint de la mission UA/ONU au Soudan, a également affirmé que les préparatifs qui sont actuellement en cours ont pour but de faire en sorte que l'UAMID prenne la relève de la mission africaine (AMIS) au plus tard le 31 décembre 2007.
Les autorités soudanaises doivent pour le moment faciliter l'acquisition de terrains pour la construction de camps de réfugiés de l'UNAMID et l'octroi de droits d'atterissage aux avions de l'ONU.
En outre, Karthoum devra donner son accord pour la composition de la force majoritairement africaine de l'UNAMID qui sera forte de 26.
000 hommes lorsqu'elle sera totalement déployée, comparativement à l'AMIS qui n'a que 7.
000 hommes.
Lors d'un briefing du Conseil de sécurité et de la paix de l'UA sur les conditions de mise en oeuvre de l'UNAMID, Anyidoho s'est montré optimiste quant aux préparatifs qui ont pour but de faire en sorte que la force puisse prendre le commandement opérationnel avant la fin de ce mois.
Cela signifie que l'UNAMID prendra en charge des mesures d'assistance modique octroyées au personnel de l'AMIS, qui est actuellement déployé, de même qu'un ensemble important de mesures d'assistance au personnel hybride qui devra être déployé au moment du transfert d'autorité.
Le déploiement de l'ensemble des mesures d'assistance au personnel de l'AMIS au Soudan par l'ONU tirait presque à sa fin, a affirmé Anyidoho.
"Nous saluons le geste du gouvernement soudanais qui a consisté en la formation d'un comité interministériel et d'un comité technique comme mécanismes en charge des questions politiques et des activités quotidiennes en relation avec l'opération hybride", a-t-il dit.
Cependant, l'UA et l'ONU ont exprimé leurs inquiétudes face à la violence qui a toujours cours au Darfour, alors que des discussions concernant la résolution de la crise sont sur le point de s'ouvrir à Tripoli en Libye "Les pertes en vie humaines actuelles et les déplacements de civils sont inacceptables et ne sont pas de nature à contribuer à la création d'une atmosphère propice aux pourparlers de paix prochains", a fait remarquer Anyidoho.
Selon le commandant, les officiers d'état-major bénéficiaires d'une modique assistance sont en train d'aider non seulement à la mise en place de fonctions-clé tels que le centre conjoint d'opérations, le centre conjoint d'analyse militaire et le centre conjoint de logistique mais aussi à décharger les obsevateurs militaires de l'AMIS des fonctions bureaucratiques au Quartier général à El Fasher.
Dans le même temps, le personnel civil du "light support package" assistent l'AMIS dans des domaines tels que l'information publique, les affaires humanitaires, juridiques et civiles, la logistique et l'administration.
En remettant l'accent sur la complémentarité de l'opération hybride et des pourparlers qui se dérouleront prochainement à Tripoli, le PSC a réaffirmé le plein engagement de l'UA au succès du processus de paix au Darfour.
Le conseil s'est réjoui des promesses faites par les pays africains en vue de supporter et de faire ainsi que la mission maintienne de façon prédominante son caractère africain.

24 octobre 2007 11:48:00




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