Ndam Njoya confirme qu'il est le candidat unique de l'opposition

Douala- Cameroun (PANA) -- Venu à Douala le 23 septembre 2004 pour rencontrer le cardinal Christian Tumi, suite aux contestations intervenues au lendemain de sa désignation comme candidat unique de la Coalition nationale pour la réconciliation et la reconstruction (CNRR), Adamou Ndam Njoya, par ailleurs, président national de l'Union démocratique du Cameroun, a confirmé qu'il «est le candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle du 11 octobre 2004».
Ndam Njoya, a indiqué que la Coalition continue, même après le retrait du Social democratic front (SDF), le plus grand parti d'opposition dont le président national, Ni John Fru Ndi a présenté sa propre candidature.
«Nous sommes dans la phase où on doit respecter ce consensus.
Nous sommes ouvert à tous les partis, à toutes les associations, à tous les patriotes.
Nous sommes d'ailleurs heureux de constater que beaucoup de Camerounais, y compris au sein du SDF, viennent adhérer à la Coalition.
Le candidat de la Coalition, c'est le chef d'orchestre d'une équipe.
C'est cet esprit d'équipe que nous voulons développer dans notre pays et finir avec les situations et conflits individuels», a-t- il indiqué.
Quant à l'éventualité d'une 3è voie, le porte-étendard de la Coalition s'est voulu clair : «il n'y a pas de troisième voie.
La campagne commence bientôt, il faut être sur le terrain.
D'ailleurs, le processus est arrivé à son terme.
Le panel que nous avons mis en place, a fait le travail sur la base des critères et des notes que les candidats ont obtenus», a-t-il poursuivi.
En outre, le député-maire de Foumban, localité située dans la province de l'Ouest, n'a pas écarté la possibilité de rencontrer Ni Jonh Fru Ndi, même si cette éventuelle rencontre ne devrait porter sur une quelconque reprise des opérations de désignation du candidat de la Coalition, car je n'ai pas de questions particulières à traiter avec lui pour le moment.
Si cela arrive, je vais le rencontrer, car nous sommes ouverts à la Coalition».
Revenant sur les conditions qui ont abouti à sa désignation, le 14 septembre 2004 à Yaoundé, comme candidat unique de la Coalition, Adamou Ndam Njoya a déclaré qu'un ensemble de règles avaient été arrêtées, qui voulaient que le candidat de la Coalition soit choisi par consensus.
Sur cette base de consensus, un panel a été mis sur pied qui composait ceux des leaders qui n'étaient pas candidats, plus les différents responsables dont le secrétariat permanent composé de deux éminents responsables du SDF, son secrétaire général et son adjoint, plus deux présidents de commissions, la commission de stratégie et de lobbying qui étaient du SDF.
Ce sont ces membres du panel qui, sur la base de critères arrêtés d'un commun accord par tous les leaders, ont procédé au choix, suite à la mésentente des quatre leaders candidats.
Il a enfin décliné les raisons qui l'ont amené à rencontrer le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala.
«Nous ne sommes pas venus chercher la réconciliation.
Son éminence le cardinal Christian Tumi avait cherché à me rencontrer.
Je suis venu à sa rencontre.
Sa préoccupation était de savoir ce qui s'était passé.
Je lui ai fait part du travail qui a été fait au sein de la Coalition», a déclaré Ndam Njoya, avant d'ajouter qu'il n'a jamais été question d'une rencontre avec Fru Ndi chez le cardinal.
Pour le reste, le candidat de la Coalition entend poursuivre la sensibilisation des populations.
Et pour cause, «le peuple nous a suivi tout au long du processus.
Nous avons prêté serment et nous avions dit que nous respecterons la décision qui sera prise par la Coalition.
La Coalition a pris sa décision sur la base des critères qui ont été bien accueillis par le peuple.
Maintenant, si quelqu'un n'a pas respecté ces critères, cela n'empêchera pas à la Coalition de continuer le travail».
Cet ancien ministre de l'Education nationale sous le président Ahmadou Ahidjo, reconnaît cependant pour le regretter, que «l'opposition a plusieurs candidats.
Mais dans la Coalition, nous n'entendions pas créer un parti unique au Cameroun.
Nous entendions développer des actions, dans le cadre des partis qui pensent en terme d'objectifs précis pour le pays.
La Coalition a élaboré le plan d'action qu'elle est en train de peaufiner dans la perspective du gouvernement qui doit intervenir au lendemain du 11 octobre 2004», a-t-il conclu.

24 september 2004 18:54:00




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